‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 35 sur 278 · CAL · texte numérisé non relu

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cainée ; ex. : « Allez chercher une cainée d'iau. » Comp. avec le y. fir. cane, canée, Caine est formé du bas-latin canna, kanna. Chanée dans 6. de Saint-Pair, v. 3474, roman da Mont-Saint-Michel,

GAlNI, n. m. — Chêne.

Dessous un caisne ont un bel lieu trouvé ; Iluec areste Hues li bacelers.

HuoN, V. 3197.

D'un Ostoir weut raconter ci Qui sus un caisne ot fait son ni.

Marie, Fabl. 80.

Nos vieax aateurs écrivent aassi quesne, orthographe plas conforme à Tétym. latine quercus, quercinus que suppose Diez.

CAIRE, n. f. — Chaise, du latin cathedra. En Picardie, on dit caiêre, kaière, kaielle. Une caire prêchoire est une chaire à prêcher. Cahière se trouve encore dans Th . Corneille .

GALAINE, Câline, n. f,— Chaleur lourde, étouffante. Provençal : Câlina ; anc. fr. chaline; lat. calere. Câline a formé câliner, v. n., se reposer à Tombre dans les grandes chaleurs, en parlant des animaux : « Les vaches sont en train de câliner, »

GALBASSE, n. f. — Ne s'emploie que dans cette phrase : « Vendre la calbasse, » c'est-à-dire tout ce qu on possède.

CALÉE, n. f. — Portée d'une chienne, d'un chat, etc. Comp. avec le grec KoXià, nid,

CALER, V. act. etn. — Mettre bas; se dit particulièrement d'une chatte qui fait ses petits ; on le dit aussi des chiens, des lapins.

VII kiens d^une lisse tous nouviaux kaielés,

Chron. de God. de Bouillon, v. 2242.

D^une Leisse vus veil cunter Qui preste esteit à chaéler,

Majiie, fabl. 8.

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