‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 40 sur 278 · CAT · texte numérisé non relu

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a .111. jors qa'il m'aTint ane grande malaTeatnre qaejoperdi li meOor de mes baés, Roget, le mellor de me came, 9 (Aac. et Niool.)

CABTRIS, n. f. — Remise où Ion met à Tabri ckarioii, ckarreiUt el antres instruments aratoires.

CARTRONNER, y. act. ~ Passer son temps a des yétOles, s'imnser à des riens. Dêriv. cartronnier, ère ; tatillon, personne méticulense, difficile, qui s'occupe trop des détails du ménage. Et3nm. quart. En effet, le cartronnier ou quartroHuier ressemble presque à TaTare, et Ion pourrait dire avec Molière que c'est un homme :

Qui se ferait fesser pour moins d*an quart d*éca.

rBtaurdi.

CiSSISR, n. m. — Petit garçon de ferme qu'on emploie à toute besogne, qui n'a point de charge particulière, eonmie le charretier, le berger, etc.

CiSTAIIOLS (ttre), loc. ~ Etre gris.

CiSTOlf ABB, n. f. — Cassonade.

CASTROLS, n. f. — Casserole.

Saumon, brochet, turbot. alos«« traite et sole Soient frits au court bouillon, en ragoût, en castroU^

QvDiàiXT, rAiiuni/ ttuf., I 3.

Ponr avoir commis de pareils vers, Quinault ne méritait-il pas les épigrammes de Boileau ?

I^riv. castrêUe, le contenu d'une easirole : c Une etuirolée de soupe.»

CAT. C&tte. n. m. f. ~ Chat, chatte. Co/iudans P^ladios, Y«m siècle. Loe. pror. : c Amoureuse comme une catte, — > Etre eooune tien et cat, — Etre sérieux comme un cai qui kie dans du son.»

Bien me deit. fait li it:;. membrer De çou ke g*ai oî cunter.

Mjlkie. Fâb. 98.

CATAPLASSB. n. m.— CaUplasme.

CATAD, n. propre. — Diminutif de Catkerine, Ce nom désigne souvent une femme de mauvaise vie.

GAT e»

CATiCHISSB, n. m. — Catéchisme ; phis soayent cadécU : « Je t'i ai répété mon eadécis, » je loi ai dit durement ce que je pensais.

CAT-HOUAHT, n. m. — Chat-huant. Le cri de cet oiseau nocturne est toujours^ comme au temps de Virgile^ de mauvais augure:

Solaque culminibus ferali carminé bubo Sœpe qneri, et longas in fletom ducere yoces.

M. if*., IV, 462.

Les chouans^ annonceurs de mauyaise ayenture.

Ronsard.

Mes moult j brait et se démente Li ch€^uan o sa grant hure.

Prophètes de maie aventure, Hideus messagier de dolour.

RosB, y. 6711.

Les arondes j font leur nis Et li cahuan^ soir et matin.

Eust. Dbsohàmps.

A midj estoile ne luist, Cahuant ne sort de son nid.

Prov. fr., XVI* siècle.

GATIMURON^ n. m. — Mûre sauyage, fruit de diverses espèces de ronces : a Aller à catimurons^ » aller cueillir des mûres.

GATOTTILLBR, v. act. — Chatouiller.

Il Etre catouilleux, loc. erotique. J'ai entendu un paysan dire a un autre : « Pierre, n'approche pas trop de Goton, elle est catauUleuse du fourquet.»

CaUmiUer est de la vieille langue; ex. :

Quant dedans fu (le dard), mon cœur vint esyeiller. Et tellement le prinst à catoillier^ Que je sentj que trop rioit de joie.

Ch. d^Orléans, Poème de la Prison.

CiT&BR, V. act. — Châtrer. Câtreux, celui qui châtre certains animaux. Dans chaque village, il y a ordinairement un câtreux de cochons.

On appelle ironiquement câtreux de mulots un homme qui n'est bon à rien, on dont le métier est peu lucratif.

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Cdtreux de mulots signifie encore nuuTais ooateaa.

CAUGEB, adj. — Dore, difficile à coitiver, en parlant de la terre ; en un mot, terre cotlante^ comme disent encore nos labonreors.

CAUCHS-PISD, n. m. ~ Chausse-pied.

CAUCHEB, T. act. ~ Chaosser. Couches, bas ; « finiras-tu de mettre tes couches ? > Caushures, chanssnres. Ces mots se rattachent à eatceus, calceare.

Ains plus bel cheTalier ne caucha d*esperon.

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