‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 64 sur 278 · DÉP · texte numérisé non relu

DÉP

DEMIONy n. m. — Demi-litre : a Je ne mengeay que pour six sols de trippes, et beu demion de perey, ce n'est mie grand chose. » (N. Fabrique,)

DÉMOELLÉ, ad]. — Maigre, étique : « Grand démoellé, » celai qui n'a que les os et la peau.

DEMOISELLE, n. f. — Espèce de villotte que font les moissonneurs, en mettant debout les uns contre les autres plusieurs koviaux^ et qu'ils recouvrent d une gerbe en éventail appelée caperon, (Y. les mots caperon, haviau,) — Mettre du blé, du seigle en demoiselles.

DÉMONTEUX, Démontoir, n. m. — Ciseau à froid émoussé à l'aide duquel le cordonnier détnonte les chaussures à semelles de bois qu'il vent remonter.

DÉMUGHER, v. act. — Découvrir : « J'ai démuché sa cachette, in Se démucher, se montrer tout à coup. Etym. de, préfixe, et mucher (masser.)

DÉNICHER, V. act. — Faire lever : « Faites demain dénicher nos gens de bonne heure.» Se dénicher, se lever, quitter, pour ainsi dire, son nid. D'où déniché, part, passé, qui signifie :

Dégourdi, malicieux, avisée par comparaison avec l'oiseau qui a quitté son nid et voie en liberté : a C'est un déniché celui là, il fera bien son affaire. »

DÉPARER (Se), v. réfl. — Devenir laid, se gâter, en parlant da temps^

DÉPARQUER, v. act. — Faire sortir les vaches ou les moutons d'un parc. Ce mot n'est pas de ceux, comme dit Sarcey, « qui ont vu le jour dans Jes salons de la bonne compagnie, et qui semblent traîner après eux le bruissement des robes de soie. » Né à la campagne, il garde comme une odeur de fumier ; aussi, quoique nécessaire, est-i absent de la plupart des Dictionnaires.

DÉPATIGHER, v. act. — Mettre en culture un pâtis,

DÉPÉNAILLER, v. act. — Mettre en lambeaux : « Un chien s'est jeté sur moi, et a dépenaillé ma blouse. » Ce verbe n'est pas admis dans le Dictionnaire de l'Académie qui donne cependant dépenaillé

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