DOU
DORÉE, n. f. — Tranche de pain sur laquelle on étend dn benne ou des confitures. De là ces locutions : a Veux-tu que je ior$ ton pain ? — Veux-tu du pain doré ? »
DORHARD, adj. — Dormeur, paresseux.
Requis ne t^est destre un dormard ; Cj désire bien et avoir De la peine te fault avoir.
Ane. Poés.y t. II, p. 51.
DORURES, n. f. plur. — Bijoux : « Aller à dorures, » aller à la ville acheter des bijoux pour le mariage.
DOUCHE, adj. —Féminin de doux; d'où doucheur, douceur. (V. adouchir.) A la douche, doucement.
Une douclie-haleine, une sainte-nitouche.
DOUET (Le), n. m. — Petit hameau, voisin de Grandcourt, ainsi nommé à cause d'un ruisseau qui y prend sa source. Dans le y. fir. doi, dotsondouet signifie une source, une fontaine.
A la fontaine dont li dois sont bruiants.
AuscANs, V. 696.
Ha ! covoitise desloiaus.
Tu es rachine de toz maus, Tu es la doiz et la fontaine.
Grestiens, Bartsch,, p. 124.
On trouve ce mot jusque dans La Fontaine :
Au passage d^un pont ou sur le bord d^un dois,
Douet vient de ductus, selon Littré ; je préfère dûur, douez^ en breton, fossé plein d'eau.
Dans le Morbihan, il y a le ruisseau du Doué de Roche, la fontaine des Douets, le ruisseau du Douet sec, le Dourdu . VAdaur, la Durance, la Dordogne, la Dore, etc. ont la môme étjnnologie.
DOUILLE, n. f. — Volée de coups. Peut-être àedouloir, d'où le lorrain deuil, douloureux, sensible ; on dit dlune partie qui a reçu un coup : « Cela m'est deuil. »
DOULIANT, adj. — Celui qui ne sait pas souffrir, qui se plaint à la moindre douleur ; du latin dolere.