ETA
ESQUINTER, v. act. — Abîmer, éreinter : « Il a esquinté son «heval à force de le faire courir. » S'esquinter à, faire une chose, y employer toutes ses forces. Dans le vieux provençal e^jruaintar signifie <iéchirer, mettre en pièces.
ESSI, n. m. — Essieu. Comp. avec le latin axis,
ESTATUE, n. f. — Statue. Nos campagnards ajoutent invariablesnent un e à la plupart des mots français qui commencent par se, sp, ^, st. Us disent donc escandale, espirituel, esquelette, estudieux^ ^stalle, etc. y comme nos vieux auteurs, ex. :
Et soit mors d^ung escorpion^ Ou qu^en prison vive en femme, Qui aultruj blâme sans raison.
BalL du Jardin de Plaisance,
A mengier demanda pour Dieu Vespirital,
Hug. Capet, p. 214.
Cette forme populaire subsiste dans beaucoup de mots français : lEtang de «to^num, établir de «(a6t7tr«, étreindre de <^rt/i^^«, étude de ^tudium, étalage àestallum ou stallus, etc.^ etc.
Les mots savants, au contraire, sont pour ainsi dire calqués sur le Jatin ; ex. : Stagnant, stable, strict, studieux, stalle,
ESTOMAC, n. m. — Sein, poitrine, du lat. stamackus : a Serrer, cacher quelque chose dans son estomac.y>
Les pitoiables mères
Pressent à Vestomac leurs enfants éperdus
D^AuBiQNÉ, Trag. C'est la traduction du vers latin :
Et trepidœ matres pressêre ad pectora natos.
Virgile.
ETALONNIER, n. m. — Celui qui conduit un étalon.
BTAn, n. m. — Cépée, arbre coupé à quelque distance de la terre.
Il Au plur., étaux désigne le chaume qui reste quand les céréales sont sciées ou fauchées; en fr., éteules.
Il Au fig., on dit des petits oiseaux qu'ils sont à gros étaux, lorsque leurs plumes conmiencent à pousser.