FAI
FABULimS, n. f. plar. » Contes, historiettes, mensonges ; du latin fabula. Dans la vieille langue fablaier avait le sens de fabulari : « Or dient et content et fabloient. » (Auc. et Nicol.)
FAGHEINB, n. f. — Fagot : « Il revient de la forêt avec une grosse /oc^în^.» Lat. fascina,
FAIBLE, adj. — S'emploie dans cette loc. : c Tomber faible, ■ défaillir, tomber en faiblesse.
FAIGNANT, adj. — Fainéant.
FAIM, n. f. — Envie, désir ardent, mais avec un sens beaacoup plus étendu qu'en français ; ex. : < J'ai grand' faim de le voir. — J'ai grand* faim d'arriver, i» Une personne qui a une soif violente dira : < J'ai grand' faim de boire. » Ces façons de parler se trouvent dans nos vieux auteurs :
Or, par le vray Dieu, j^ai grant faim De savoir le bled à bon marché.
R. DB COLLBRTK.
t Tajit gratU faim avoit de rire que à peine il savoit parler. * (C. N. N., 67«»*0
« Mais au dyable des deux s'il avoit faim de boire. » (Ç. N. N.» 39«««.)
Hélas ! sire,
Chascun n^a pas si faim de rire, Comme vous ne de flagorner.
Pathklin.
Molière s'est servi plaisamment de cette expression dans le Dépit amoureux, quand il fait dire à Mascarille :
Je n^ai pas grande faim de mort ni de blessure. Et vous ferez le sot tout seul, je vous assure.