‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 84 sur 278 · FAI · texte numérisé non relu

FAI

FABULimS, n. f. plar. » Contes, historiettes, mensonges ; du latin fabula. Dans la vieille langue fablaier avait le sens de fabulari : « Or dient et content et fabloient. » (Auc. et Nicol.)

FAGHEINB, n. f. — Fagot : « Il revient de la forêt avec une grosse /oc^în^.» Lat. fascina,

FAIBLE, adj. — S'emploie dans cette loc. : c Tomber faible, ■ défaillir, tomber en faiblesse.

FAIGNANT, adj. — Fainéant.

FAIM, n. f. — Envie, désir ardent, mais avec un sens beaacoup plus étendu qu'en français ; ex. : < J'ai grand' faim de le voir. — J'ai grand* faim d'arriver, i» Une personne qui a une soif violente dira : < J'ai grand' faim de boire. » Ces façons de parler se trouvent dans nos vieux auteurs :

Or, par le vray Dieu, j^ai grant faim De savoir le bled à bon marché.

R. DB COLLBRTK.

t Tajit gratU faim avoit de rire que à peine il savoit parler. * (C. N. N., 67«»*0

« Mais au dyable des deux s'il avoit faim de boire. » (Ç. N. N.» 39«««.)

Hélas ! sire,

Chascun n^a pas si faim de rire, Comme vous ne de flagorner.

Pathklin.

Molière s'est servi plaisamment de cette expression dans le Dépit amoureux, quand il fait dire à Mascarille :

Je n^ai pas grande faim de mort ni de blessure. Et vous ferez le sot tout seul, je vous assure.

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