FAN
FAIN, n. m. — Foin.
En cel ostel moult bien trovôrent Tréfl-tout icou qu*il demandèrent, FainSf avaines, et moult boins vins.
Fl. et Bulmc.
Le pré, le champ, et le terroy aussi En fein^ en grain, en vandange foisonne.
Du Bblult, Jetuif r%uHç[ues.
FAtTIR, Y. act. » Couvrir le faite d'une maison. Comp. avec l'ancien français /!p«<fr, mettre un faite, elrefestir, recouyrir; réparer un faite. Du lat. fastigium,
FALLS, n. f. — Jabot du dindon ; dans quelques vieux auteurs, gosier appliqué à l'espèce humaine :
C'est ici que je veux sercher La pierre philosophale ; C^est ici que je veux souffler :
Mon fourneau, ce sera ma fale,
J. Le Houx.
FALLOIR, Y. n. imp. — Fut., faura; cond., (aurait. De même tu fut. et au cond. de vouloir, valoir, la dentale d ne se maintient pas devant r. Ex. : vourai, vourais, vaurai, vaurais, formes anciennes qui se retrouvent à Torigine de notre langue. (Y. Borguy,
« Demain, s'il plaist à Dieu, partir il nous faura, » (Hug. Gapet,
(Pour la chute des dentales à la fin et au milieu des mots, voir Diez, Grammaire des Langues romanes, et surtout la remarquable introduction de M. G. Paris à la Vie de saint Alexis, page 91 et suivantes.)
FAMAINE, n. f. — Famine.
Elle alla crier famaine, Cheux la fourmi si'voisaine,
FAMEUX, adj. — Gros, énorme : t Un fameux homme. — Un fameux arbre.»
FANGHETTE, Fanchon, * nom de fille ; désigne quelquefois une femme de mœurs légères comme les mots CaUm, Babet.
FEM m
FAQUIH, n. m. » Garçon élégant, recherché dans ses TÔtements ; un grand faiseur d'embarras.
FABGI, adj. * Farceur, amusant : t Est-il farce quand il raconte ses histoires. •
FA&FOUILLSB, y. act. ^ Fouiller de tons côtés. (Voir Carfouiller.)
FAUCHILLB, n. f. — Faucille.
FAUDE, n. f. — Bûcher qu'on allume pour faire du charbon : c Le charbon est fait de bois allumé en une fosse de terre, et estouffé, comme entendent ceux qui ont hanté les charbonnières. ■ (Paré, cité par Littré.) Faude est du v. fr.; il est toujours employé par les charbonniers de la forêt d'Eu. Ce mot est dans Marie de France, mais avec le sens de parc ou éMle.
D*an Lairon cunte qui ala Berbiz emhler, que il espia Dedenz la fatide à on vilain.
Fah. 28.
FAUQUE, n. f. — Faux ; les paysans qui se piquent de bien parler disent fauche.
Dériv , fauquer, fauqueuXyfaucage et faukeuse, machine à faucher. Les gros cultivateurs ont aujourd'hui des faukeusei.
« Et qui i voet faukier à fauc. » (Tailliar, cité par Littré.) . c A Guillaume le Maire, pour avoir fauqué et lié treize guerbes d'avoine....» (Compte de 1447, cité par L. Delisle.)
FAUTER, V. n. — Commettre une faute.
FAUTIF, Fàntier, adj. — Coupable qui a commis une faute : « J'avoue que j'ai été fautif dans cette circonstance. — Me avez-vous trouvé en la confirairie des faultiers ? Jamais. ...» (Rabelais, Pant.,
FiCHSLLE, n. f. — La table d'un pressoir ; lat. fiscella, panier, clayon.
FEHELSR, V. act. — « Arracher le chanvre femelle, parce que les paysans, se trompant, appellent chanvre mâle celui qui porte les graines, et femelle, le vrai mâle, qui est stérile à leurs yeux. » (Littré.)