ALL
assis ou couché comme un chien devant le feu. Chien en patois se dit kien. S'a/dennir, rester akienni se dit d'une personne qui ne quitte jamais sa maison. Comp. avec s'aquenir du patois poitevin : S'avachir, devenir paresseux, lâche, sans vigueur. (L. F.)
AL, art. — À la.
Dans l'ancienne langue, al est un cas indirect de l'article, qui a produit au en français. 11 détermine toujours un nom masculin :
« Et fu enterre al mouslier des Apostres à grant honour. » (Villehardouin.)
Chez nous, au contraire, al s'emploie pour à la ; ex. : « Aller al fête ; travailler al lampe ; pêcher al ligne. » Al est une contraction de à le, datif de l'article dans l'ancien dialecte picard : « Ele vint à le tor.» (Auc. et Nicol., 260). — a A le sereur qui estoit royne d'Angleterre. » (Froissart, Je', H.)
ALDAUCE, n. f. — Averse.
ALFESSIER, n. m. — Un jean-fesse, un propre à rien. Du Méril écrit halle fessier, qui tire le derrière. (Patois Normand.)
ALLER, V. n. — Aux trois personnes du singulier du subjonctif, ce verbe fait : que je voiehe, que tu voiches, qu'il toiche, prononciation picarde du v. fr. voise, dérivé de vadere, et correspondant à lindicatif vois, que l'on trouve encore dans Amyot, Rabelais, Montaigne.
Qui vodrat elz sainz cielz semance semancier, Voisse aidier au boen roi qui tant fait à prisier.
Rut.. I, p. 169.
M'aist Dieu, je loe que je m'en voise.
Pathelin.
Il S'en aller, s'enfuir, en parlant d'un liquide qui s'échappe d'un vase en bouillant : « Attention ! le cnïés'en va.*
Il Aller sur, avoir atteint : « Quel âge a votre fils ? — Il ra sur S3i quinzième année.»
Il Aller le diable, aller grand train.
Il Allez ! exclamation d'indiffért-nce ou de menace : « Moquezvous de moi, allez, ça m'est bien égal. — Vous m'avez attrapé, mais je vous retrouverai, allez I »