FAN
FAIN, n. m. — Foin.
En cel ostel moult bien trovèrent Très-tout icou qu'il demandèrent, Fains, avaines, et moult boins vins.
Fl. et Blanc.
Le pré, le champ, et le terroy aussi En fein, en grain, eu vandange foisonne.
Du Bellay, Jeux rustiques.
FAÎTIR, V. act. — Couvrir le faîte d'une maison. Comp. avec l'ancien français /i^'s^^r, mettre un faîte, elrefestir, recouvrir; réparer un faîte. Du lat. fastigium.
FALLE, n. f. — Jabot du dindon ; dans quelques vieux auteurs, gosier appliqué à l'espèce humaine :
C'est ici que je veux sercher La pierre philosophale ; C'est ici que je veux souffler :
Mon fourneau, ce sera ma fale.
J. Le Houx.
FALLOIR, V. n. imp. — Fut., faura; cond., [aurait. De même au fut. et au cond. de vouloir, valoir, la dentale d ne se maintient pas devant r. Ex. : vourai, vourais, vaurai, vaurais, formes anciennes qui se retrouvent à l'origine de notre langue. (V. Burguy, II, 105.)
0 Demain, s'il plaist à Dieu, partir il nous faura. » (Hug. Capet, p. 130.)
(Pour la chute des dentales à la fin et au milieu des mots, voir Diez, Grammaire des Langues romanes, et surtout la remarquable introduction de M. G. Paris à la Vie de saint Alexis, page 91 et suivantes.)
FAMAINE, n. f. — Famine.
Elle alla crier famaine.
Cheux la foui'mi s'voisaine.
FAMEUX, adj. — Gros, énorme : « Un fameux homme. — Un fameux arbre.»
FANCHETTE, Fanclion, — nom de fille ; désigne quelquefois une femme de mœurs légères comme les mots Caton, Babet,
FEM ,,j
FAQUIN, n. m. - Garçon élégant, recherché dans ses vêtements • un grand faiseur d'embarras. '
FARCE, adj. - Farceur, amusant : « Est-il farce quand il raconte ses histoires. »
FARFOUILLER, v. act. - Fouiller de tous côtés. (Voir Carfouiller.)
FAUCHILLE, n. f. - Faucille.
FAUDE, n. f. -- Bûcher qu'on allume pour faire du charbon • « Le charbon est fait de bois allumé en une fosse de terre, et estoufîé comme entendent ceux (fui ont hanté les charbonnières. . (Paré cité par Littré.) Faude est du v. fr.; il est toujours employé par les charbonniers de la forêt d'Eu. Ce mot est dans Marie de France, mais avec le sens de parc ou étable.
D'un Lairon cunte qui ala
Berbiz embler, que il espia
Dedenz la faude à un vilain.
Fab. 28.
FAUQUE, n. f. — Faux; les paysans qui se piquent de bien parler disent fauche.
Dériv , fauquer, fauqueuxjaucagc et faukeuse, machine à faucher.
Les gros cultivateurs ont aujourd'hui des faukeuses.
« Et qui i voet faukier à fauc.y> (Tailliar, cité par Littré.)
« A Guillaume le Maire, pour avoir faiiqué et lié treize guerbes
d'avoine....» (Compte de 1447, cité par L. Delisle.)
FAUTER, V. n. — Commettre une faute.
FAUTIF, Fautier, adj. — Coupable qui a commis une faute : « J'avoue «juc j'ai été fautif dans cette circonstance. ■— Me avez-vous trouvé en la confrairie des fauUiers ? Jamais.... « (Rabelais Pant 111,11.)
FECHELLE, n. f. — La table d'un pressoir ; lat. fiscdla, panier, clayon.
FEMELER, v. act. — « Arraclier le chanvre femelle, parce que les paysans, se trompant, appellent chanvre mâle celui qui porte les graines, et femelle, le vrai mâle, qui est stérile à leurs yeux. » (Littré.)