GAL
GAIGNAGE, n. m. — Gain, profit qu'on retire de son travail ou d'un marché : ' Je n'ai pas l'ail un gros gaigaage en vendant mon cheval.»
Bon gaignage fait bon potage.
Gab. Mkurier, Sentences.
On appelle particulièrement gaignage le nombre de gerbes de blé, d'avoine, etc., qui revient à chaque moissonneur pour prix de son travail. Etym., vaanaginm gainagittm, [injduit des terres en labour. Gaengnable, gaingnable, adj., voulait dire autrefois labourable ; gaignage champ ensemencé, et gaaignier (^uo les paysans prononcent encore gaingnier signifiait labourer.
La terre est morte e essillie, N'est arée ne gaaignée.
Benoît, Chron. de Norm., v. 4901.
GALAFRE, Gouliafre, Goulafre, n. m. — Gourmand, grand mangeur. On dit aussi galifre, qui appartient à l'ancienne langue. G. de Coinsy [Miracles de la Vierge) donne au diable le nom de goulafre, et dans Rabelais, Galafre est un des géants, ancêtres de Pantagruel.
Etym. goule, du latin gula.
« La cité de Marceille, gardée de rigueureuse justice, ne soufTre nullement que gouliars de bouche, aporlans paroles vagues, entrent à leurs mengiers. » (Christ, do Pisan, Lie. des fais du sage roij Charles.)
Que les temps sont changés !
GALAPIAS, n. m. — Galopin, enfant malpropre ; peut-Cire Ai' gale et de pian (peau.)
GALIBIER. n. ni. — Polisson, vaurien.
GALINÉE, n. f. — (Jiiantité de grain (juc peuvent contenir les deux mains réunîtes : « Donnez à mon clieval une galinée d'avoine. "Conip. avec le v. fr. jalogs, galloie, galon, mesmx'. de capacité. (\. L.Delisle, Ouv. cité, p. 5Go.)
GALOCHER, v. n. — Faire du bruit en marcliant avec des galoches; dériv., galochard. Loc. prov. : « Je vous vois venir avec vos grosses galoches, » je vois de loin vos malices.
GALONNER (Se), v. réil. — Se gratter cuiiiuiesi l'on avait \\ gale