L. DE LiNCY, Prov., XVeins siècle
Glot d'œuf, celui ou celle qui est avare d'un œuf. Lorsque quelqu'un porte des œufs dans un panier, il arrive souvent qu'on le défie, en criant : « Glot d'œuf ! » Alors pour montrer qu'on ne tient pas à un œuf, qu'on n'en est pas glout, on le jette sur celui qui vous provoque.
GLOUTIR (Se), v. réfl.— Se blottir; prendre la fuite en s'effacant le plus possible : « Un lapin s'est glouti dans cette pièce de trèfle. »
GLUIACHE, n. f. — Paille de seigle qui ne peut servir à faire des liens, et qu'on donne à manger aux bestiaux ; autrefois gluijons : Item, à Perreaet Marchant, Luy laisse trois ghiyons de feurre, Pour étendre dessus la terre Et faire Tamoureux mestier.
Villon.
Le bibliophile Jacob semble n'avoir pas compris ce mot. Villon, ditil, appelle gluijons de vieilles nattes gluantes d'ordure et de malpropreté. — Il n'y a aucun rapport entre glu et glui. Une botte de paille n'est pas une natte.
GLUIER, V. act. — Trier dans une gerbe de seigle battu les plus belles tiges pour faire des liens ; du fr. glui.
GLUYANT, adj. — Gluant.
Adventuriers qui gluyanf.es les mains Ont comme colle
J. Marot.
GNOGNOTE, n. f. — Un rien, une bagatelle : « Tout ce que vous me dites-là, c'est de la gnognote ou des gnognotes. »
GOBE, u. f. ' — Grosse bouchée : « Il avale des gobes de viande à s'étouffer. » L'anglais gob, bouchée, est un mot normand.
GOBIER, n. m. — Niais, imbécile ; espèce de gobe-mouches ; est toujours accompagné de l'adjectif grand : « Quel grand gobier ! »
GODARD, n. propre. — « Servez Godard, sa femme est en couches. » Proverbe très-usité et dont on donne différentes explications.