GRE
semblable au masculin, la forme masculine subsistait dans l'adverbe. Ainsi, dans nos vieux auteurs, on trouve fortnieiit,briefment, mortelment, grandment, etc., au lieu de forte-mcnt, briève-meut, mortf dément, grande-ment. (Pour la formation des adverbes voir Raynouard, Ampère, Littré, etc.)
GRAND, ndj. pris subt. — S'emploie dans le sens d'espace, d'étendue : (( Voilà une belle cour, il y a du grand pour se promener. »
GRANDET, adj. — Dim. de grand. Usité au XVI<"ne siècle. (Voir Marot, Avant-Naissance, etc.)
GRAND-GOSIER, n. m. — Sobriquet que l'on applique aux gourmands et aux grands mangeurs ; probablement de Grandgousier, un béros de Rabelais.
GRANDIER, adj. — Fier, qui ne parle pas à tout le monde.
GRANDMÈRE, n. f. — On appelle ainsi la petite araignée à longues pattes qui se trouve surtout dans les cliamps.
GREGI. adj. — Fripé, plissé, en parlant d'un voile, d'unedentelle, d'une robe de mousseline. De l'italien greggio, brut, qui a donné le fr. grége ; soie grège.
GRÉMIR, V. n. — Frissonner, grincer des dents. On grémit on entendant scier une pierre, tailler un boucbon de liège, etc. Du v. fr. gram, graini, fâché, attristé :
Or sui si graime que ne pois ostrc plus.
La Yic saint Alexis, texte du Xl^™'' siècle, st. 22.
Dériv. grnmoier, gremoier, gremier, gremir, agi'emir.
Charles voit son neveu yramoier et iror.
FlKK.\l!K\S, V. 180.
Quant Fedri voit scn frère tic courour ayremy.
Hlg. Capet, p. 28.
Etym. anc. Iiaut-alicniaud gram, gramjan.
GREUILLE, Greuillie. n. f. — Grappe : « Une hcWc greniUie de noix, n Au fig. : « Une greuillie de barengs enfilés d'une conle uu d'une petite brandie. » Pour exprimer la même idée, le vieux français