‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 124 sur 257 · GRE · texte numérisé non relu

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semblable au masculin, la forme masculine subsistait dans l'adverbe. Ainsi, dans nos vieux auteurs, on trouve fortnieiit,briefment, mortelment, grandment, etc., au lieu de forte-mcnt, briève-meut, mortf dément, grande-ment. (Pour la formation des adverbes voir Raynouard, Ampère, Littré, etc.)

GRAND, ndj. pris subt. — S'emploie dans le sens d'espace, d'étendue : (( Voilà une belle cour, il y a du grand pour se promener. »

GRANDET, adj. — Dim. de grand. Usité au XVI<"ne siècle. (Voir Marot, Avant-Naissance, etc.)

GRAND-GOSIER, n. m. — Sobriquet que l'on applique aux gourmands et aux grands mangeurs ; probablement de Grandgousier, un béros de Rabelais.

GRANDIER, adj. — Fier, qui ne parle pas à tout le monde.

GRANDMÈRE, n. f. — On appelle ainsi la petite araignée à longues pattes qui se trouve surtout dans les cliamps.

GREGI. adj. — Fripé, plissé, en parlant d'un voile, d'unedentelle, d'une robe de mousseline. De l'italien greggio, brut, qui a donné le fr. grége ; soie grège.

GRÉMIR, V. n. — Frissonner, grincer des dents. On grémit on entendant scier une pierre, tailler un boucbon de liège, etc. Du v. fr. gram, graini, fâché, attristé :

Or sui si graime que ne pois ostrc plus.

La Yic saint Alexis, texte du Xl^™'' siècle, st. 22.

Dériv. grnmoier, gremoier, gremier, gremir, agi'emir.

Charles voit son neveu yramoier et iror.

FlKK.\l!K\S, V. 180.

Quant Fedri voit scn frère tic courour ayremy.

Hlg. Capet, p. 28.

Etym. anc. Iiaut-alicniaud gram, gramjan.

GREUILLE, Greuillie. n. f. — Grappe : « Une hcWc greniUie de noix, n Au fig. : « Une greuillie de barengs enfilés d'une conle uu d'une petite brandie. » Pour exprimer la même idée, le vieux français

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