GRI
avait hardel, pluriel hardiaus, diminutif de hai^t, corde, petite branche d'osier.
Renarz qui sot tant de guiles, Trois hardiaus (de harengs) mist entor son col.
Renart.
Bartsch {Chrest., page 589) donne à liardel le sens de paquet. On ne voit pas clairement comment le renard aurait pu s'enfuir avec trois paquets de harengs ou d'anguilles, mais on se le ligure très-bien prenant la poudre d'escampette avec trois ^/Twi//i>5 de harengs passées autour de son cou.
GRÉSILLER, v. n. — Brûler au soleil : « Du blé, de l'avoine grésille, lorsque la paille casse comme du verre. C'est pourquoi je rattacherais plus volontiers ce mot à grésil, groisil {verre cassé) qu'aux mots gril, griller. Cependant l'acception figurée : grésiller d'envie, brûler d'envie, me laisse dans le doute.
GRIBLE, n. m. — Crible, du lat. cribrum. Le patois a substitué le g au c. On remarquera que cette substitution a lieu dans beaucoup de mots français : Ciconia, cigogne, crassus, gras, vicarius, vignier, conflare, gonfler, etc.
Il Dériv. gribler.
GRIBLE, adj. — Rempli, chargé : « Ce poirier est grihlé de fruits. — Ce champ est grihlé da cailloux.»
Griblé a tout à fait le môme sens que le latin creher dans cet exemple : « Creber arundinibus locus. » (Ovide.)
GRIBOUILLARD, adjectif. — Celui qui fait du gribouillage, dont l'écriture est illisible.
GRIBOUILLE, n. m. — Mot forgé, dit Roquefort, pour désigner un sot, un benêt : « Fin comme gribouille qui se jette à l'eau de peur de la pluie.» Ce dicton est connu partout.
GRIBOUILLIS, n. m. — Ecriture indéchiffrable.
GRIBOUILLONNER, v. n. — Fréq. de gribouiller.
GRIGNARD, Grignon,adj. — Enfant qui neïsiilq\iegrigner, d'une huniiur difficile. Comp. avec le vieux mot gringnos que l'on trouve avec cette acception dans Benoît de Sainte-More.