G. T., XXX
GRIGNER, Y. n. — Pleurnicher, en parlant des enfants. Berry,
gr'ujmr des dents, les montrer par humeur ou par menace. (Voir
Jaubert.) Comp. avec l'ail, mod. grcinen , grincer des dents, et lebas-
hreton krina, grignoter, ronger. En v. fr. grigner signifiait froncer :
Il gringne les grenons, si lieve les sorcis.
FlEKAHH.VS, V. 2630.
GRILLER, V. n. — Glisser sur la glace. Le v. fr. avait escriller qu'on a comparé avec le suédois S6Vt7/</, scridla. (V. Chevallet.)
GRIMPLET, n. m. — Grïmpereau.
GRISIR, v. n. — Devenir gris; très-usité dans ce dicton : « Tête de fou ne grisit point. »
GRON;, n. m. — Tablier ; syncope de giron.
Ses grons (d'herbe) a la dame emplis.
Gaut. dk Coinsy, Mir. de la Vierge Diez qui rejette l'étym. latine gremium en propose une autre aussi incertaine : grr, pointe de hince, à cause de la forme de ces pans de vêtement. (Voir aussi Littré, au mot Giron.)
GRONÉE, n. f. — Ce qu'on peut [lorter dans un tablier, dans un §run : « Jai apporté une gronéedo pommes. » V. fr. gironnée. C. mailles li tranche de sabroigne safrée, Et l'en y a tailliée toute la gironnée.
Ave u'Avig., v. 525.
GROS, adj. — Riche : « Fréquenter les gros, diner avec les gros.» Ov i)rcueiz à ce garde, li gro:; et li menu.
Rut., Li Di: de Paille.
Nos paysans substituent gros à riche comme M'"» Josse dan-; la comédie de Boursault, les Mots à la Mode, substituait gros à grand.