GUE
GUÉDER, V. act. — Repaître, gorger de nourriture ; usité surtout au part. [)assé : « Ils sont partis bien fjnéclrs. » Ce mot <iui ;ippartt'nait au vieux français vient du germanique ueidôn ; ail. mod. wi'ulc, pâture, nourriture.
Une autre etymologie, gœda ([ui en islandais signifie enrichi a été supposée par Du Méril.
GUERBE, n. f. — Gerbe ; du liaut-alicmand [jarba, selon Du Méril.
\)(iT\\.gu('rbét, gerbée; guerbette, petite gerbe battue que Ion donne à manger aux bestiaux ; guerbu, qui fournit beaucoup de gerbes : «Je crois que cette année les blés ne seront jias gwrbus. »
GUERDOUILLER, Gredouiller, v. n. — Faire un bruit comme l'eau qui commence à bouillir, ou comme les flatuosités dans les intestins.
Ce verbe exprime aussi le bourdonnement (v. Buffon) (jue fait entendre le dindon lorsqu'il va plalfant et sollicitant sa femelle. Ce dindon est appelé [lar les paysans coinn guerdouiUeiix.
GUERGEOLER, v. n. — Jargonner ; se dit du ramage des oiseaux; des petits enfants qui commencent à parler.
GUERGEON, Gregeon. n. m. — Produit du blé qui tient le milieu entre la farine et le son. Il faut rattacber ce mot au fr. gruger ; angl. to grudge ; bas-ail. grusen, écraser. Citons encore le v. fr. gru ; picard, grui, gruau.
Mors dessoivre rose d'espine, Paille de grain, gruis de férine.
St. sur la Mort, 32.
GUÉRITE, part, passé fém. — De guérir : « M'fille n'est pas core guérite. » De même bénir fait toujours bénite, au fém.
GUERLOTTER, v. a. — Grelotter.
GDERNIER. n. m. — Grenier.
Cil qui avoicMit les riiternicrs.
Vousissent bien qu'il (le bK') fut plus chiers.
Chron. de .S'. Maijloire, v. 101.
GUERNOUILLE.n. f. — Grenouilles ; loc. : « A\oir desj//v«'/Mj7A'S