LIÉ
Il a nom li rois Charles ; or îi faut des Rollans.
Rut., Li Diz de Puille.
Il se trouve encore dans Marot :
Et de faict, je tiens tant de ly.
Epitaphes. VIII.
LIA, n. m. — Livre ; terme enfantin : « Si tu es bien sage, je te donnerai un beau lia. »
LIACHE, n. f. — Longue et grosse corde qui sert à maintenir la charge d'un chariot. (V. Comble.) Il Mauvais lien, lien qui a déjà servi.
LIAGE, n. m. — Action de /ier.
LIARDEUX, euse, Liardier, ère, n. m. ot f. — Celui, celle qui tient à un luird ; personne capable, comme disent les paysans, de couper un liarà en deux.
LIGHARD, Licheux, n. m. — Celai qui essaie d'attraper un bon repas, qui arrive toujours au moment où l'on dîne. C'est le parasite d'autrefois, mais moins amusant. Etym. bas-latin lecator , qu'on trouve dans Isidore de Se ville. V. fr. lechicrre, Iccheor, leceor, gourmand, glouton, débauché ; lecherie, débauche.
LICO, n. m. — Licol, licou.
LIÉNARD (Saint). — Saint Léonard. Ce saint, à cause de son nom, Liénard , est invoqué pour les enfants noués.
Les prisonniers, que les liens importunent si fort, l'avaient jadis choisi pour patron :
Saint-Lienart, qui les prisons desloie.
Aliscans, V. G571.
Et saint Liena7's qui desferge Les prisonniers bien repentans, Quant les voit à soi démentans.
Rose, y. 9586.
« Le 8 mai, saint Léonard (église d'Haucourt) est encore invoqué contre la maladie de poitrine, dite imtte d'oie; les femmes enceintes le prient pour obtenir une heureuse délivrance, les conscrits pour avoir un bon numéro. » (Le Paijs de Braij, D. Dergny.)