‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 152 sur 257 · LIÉ · texte numérisé non relu

LIÉ

Il a nom li rois Charles ; or îi faut des Rollans.

Rut., Li Diz de Puille.

Il se trouve encore dans Marot :

Et de faict, je tiens tant de ly.

Epitaphes. VIII.

LIA, n. m. — Livre ; terme enfantin : « Si tu es bien sage, je te donnerai un beau lia. »

LIACHE, n. f. — Longue et grosse corde qui sert à maintenir la charge d'un chariot. (V. Comble.) Il Mauvais lien, lien qui a déjà servi.

LIAGE, n. m. — Action de /ier.

LIARDEUX, euse, Liardier, ère, n. m. ot f. — Celui, celle qui tient à un luird ; personne capable, comme disent les paysans, de couper un liarà en deux.

LIGHARD, Licheux, n. m. — Celai qui essaie d'attraper un bon repas, qui arrive toujours au moment où l'on dîne. C'est le parasite d'autrefois, mais moins amusant. Etym. bas-latin lecator , qu'on trouve dans Isidore de Se ville. V. fr. lechicrre, Iccheor, leceor, gourmand, glouton, débauché ; lecherie, débauche.

LICO, n. m. — Licol, licou.

LIÉNARD (Saint). — Saint Léonard. Ce saint, à cause de son nom, Liénard , est invoqué pour les enfants noués.

Les prisonniers, que les liens importunent si fort, l'avaient jadis choisi pour patron :

Saint-Lienart, qui les prisons desloie.

Aliscans, V. G571.

Et saint Liena7's qui desferge Les prisonniers bien repentans, Quant les voit à soi démentans.

Rose, y. 9586.

« Le 8 mai, saint Léonard (église d'Haucourt) est encore invoqué contre la maladie de poitrine, dite imtte d'oie; les femmes enceintes le prient pour obtenir une heureuse délivrance, les conscrits pour avoir un bon numéro. » (Le Paijs de Braij, D. Dergny.)

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