LOU
LOGER, Faire Loger, v. act. -- Metlre, faire mettre quelqu'un en prison.
LOINTEUR, n. f. — Distance ; mot formé de loin, comme avanteiir, de avant : ■< J"ai tiré ce lièvre à une rude lointeur. »
LOLO, n. m. — Lait; terme enfantin.
Il Veau : « Regardez ce petit loto dans l'iierbage. »
Il Grand lolo, grand garçon qui a des manières puériles.
LONGIS, n. m. — A le môme sens que le français lambin : « C"cst un longis, un vrai longis.» (Dict. de l'Académie, de 1696.)
LOQUET, n ni. — Hoquet. On a dit d'abord X hoquet, puis loquet, avec agglutination de l'article. (V. Audier, lapier.)
LOQUETIER, n. m. — Celui qui fait commerce de loques. Rabelais fait exercer an beau Paris, dans les enfers, le métier de loqueteux, mot auquel la plupart des commentateurs donnent maladroitement le sens de déguenillé.
LORS DE, loc. prép. — Au moment de : « Lors de\otra arrivée, je partais. » Littré approuve cette façon de parler et donne pour exemples : « Lors de votre élection, lurs de votre mariage. »
LOUCHER, V. act. et neut. — Becber la terre avec un louchet : « Il faut (jue je louche ce petit coin avant de dîner. »
« Un nommé Jean de Retz et la grosse Jenneton y fouillèrent, piochèrent, houèrent, gravonnèrent, louchèrent et forcèrent tant et tant, qu'enfin découvrirent les dignes et précieuses richesses d'iceluy.» {N, Fabrique.)
LOUDIER, n. m. — Grosse couverture de laine piquée.
« Passant oultre je vis un averlant qui, saluant son alliée, l'appela mon matraz ; elle l'appelait mon loudier.r) (Rabelais, Pantagruel, IV, page 9.)
« Est-il possible que ce gros lodier qui vous monte autour des reins ne vous fasse point sentir de gravelle ? » (D'Aub., Fœneste, p. 14.)
Etym. lat. lodix. Comp. avec Tarménien lôtig, manteau, et l'irlandais lothar, vêtement. (V. Pictet, Orig.Lndo-Europ. , 11,298.)
LOUISE, Louison, n. propre. — On ap[ilique souvent ce nom à
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des femmes de mœurs légères : « C'est une grosse Louise (jiii ..■lUciid le mot pour rire. »
LOÛTIER, n. m. — Louvetier.
LOUTRE, n. m.— « J'ai de bons loutres à ijclicons. » (Dit du xM(;rcier, V. 24.)
« Dedans le(fuel huisson lut trouvé un loutre. wmMv^^ loutre. » (N. Faljriijue.)
Le loii]) ineugue les brebis,
Le loutre jjoissou maijji'e ou gras.
A71C. Poés., t. VII, p. 242.
Leloutre, nom de famille.
LUIRE, Y, act. — Lire : c Cet enfant ne peut pas apprendre à luire. »
Dériv. hiiseux, lecteur : « Ne v'ià-ti i)as un biau luiseux, on nd comprind mie. »
LUQUE, adj. — Louche, et non pas borgne, signification (fn'on pourrait attribuer à luque, h cause du latin luscus. Qui ne se rap[)flie à ce sujet les beaux vers de Juvénal sur Annibal :
0 qualis faciès, et qiiali digua tabella, Cum Getula diiceia jjortaret bellua luscum !
Sat. X.
LUQUER, V. n. — Louciiei'. Le composé reluquer, ou plutôt erlufjuer, signifie considérer, examiner avec curiosité. Comp. avec l'ang.
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