MAR
marjok, et la partie est à recommencer. En certains endroits, on dit bcu'jole, en d'autres, par joie.
Etym, probable : par, pair = égal, eijolo, qui serait une corruption de j'm ?
MARJOLE, MARJOLES, n. f. — Caroncule qui pend sous le bec des dindons et des coqs. (V. Nappe.)
Il Grosses joues, double ou triple menton.
MARLE, adjectif. — Mâle. On trouve dans le v. fr. masle, malle, marie. Pour l'intercalation des lettres parasites / et r, voir le mot harler : « Un biau marie, un biau marie de puches, » un vilain homme.
MARLE, n. masc. — Marne. On a vu combien fréquemment une liquide est remplacée par une autre liquide.
Dériv. marier, marleux, marlière, m.arlon, morceau de marne.
« L'an 1438 furent .v. acres de terre mallées de blanc malle. ^y{Ciié par L.Delisle.)
« Et ainsi allant et traversant parmy ce bois, vint tomber dans un puits à maries. » (N . Fabrique.)
« En la maison d'un gentilhomme estoit une chienne de bien
que l'on jetta dans une marlière, pour cause qu'elle avoit esté mastinéc. )) {N. Fabrique.)
MARMITE (Avoir la clef de la), loc. — Se dit de quelqu'un qui, par mégarde, sest mis de la suie aux mains ou au visage.
MARMITÉE, n. f. — Ce qui est contenu dans une marmite : « Une marmitée de soupe, de pommes de terre. »
MARQUE, n. f. — Mesure pour le bois de charpente. U y a deux sortes de marque : La grande qui contient 300 chevilles, et la petite qui n'en renferme que 96. La grande marque égale 0^71 décistères, et la petite wrtryNt' 0,23. (Decorde, Ouv. cité.) Il Ho'iSih marque. Bois de charpente.
MARQUER, V. n. — Laisser tremper le marc de pommes, pour que le cidre soit plus fort.
MARTIAU, n. m. — Marteau. On a vu par de nombreux exemples que la terminaison eau se prononce um. 0 faut excepter quelques mots,
MAT j-jl
comme drapeau, chapeau^ râteau, rouleau ([ui loin : Drapel, cupct, râtet, rouk't.
MARTYR, n. m. — Un pauvre diable, un homme qui gagne difficilemenl sa vie : « Travailler comme un marlijr, » travailler beau-
COUJ).
MASIÈRE, n. f. — Bord d"anc rivière : « Les truites s'enfoncent sous la masière. » Anciennement ce mot signifiait mur, clôture, du latin maceria, d'oi^i les noms de localités iMazère, Mazièrc, Mezières, Mezeray, etc.
Un sai'keu fist apareillier Lez la niaisiere dcl mustier.
Ror, V. 5879.
Il avoit eu .m. lius eu Jlierusalem .m. cuves de marbre enseellées en maisières. » {Chron. d'Ernoul.)
D'où maiserer, maçonner : «Si lepucli fist vuidier et maiserer tout neuf. « (Chron. d'Ernoul, p. 122.)
MASTOQUE. n. m. — Lourdaud : « Un gros mastoijue. >
MASURE, n. f. — Basse-cour, herbage (]ui entoure une habitation ; ce mot a gardé dans notre patois le sens qu'il avait à l'origine. Etym. bas-lat. mansura, demeure.
MATÉRAUX, n. m. — Matériaux.
MATIN, u. m. — Loc. particulière : « Etre du wilin. » aimer, cire habitué à se lever matin
Il Bu, matin, de bonne heure : « il est venu du matin me trouver. » On trouve cette locution dans Corneille et Molière. Il A ce matin, ce matin.
L'archer qui tire aux Dieux et aux hommes
A ce matin vous voyant h l'église
Saiuct Gki.avs. II, p. 264.
« Icv est l'isle farouche dont je vous parloys à ce matin. » (Rab., Garif.. lY, 35. ")
MATTES, n. f. jiliir. — Lait caillé ; au lieu de uiallrs, un om(ili)ie cùuaillot : « Une lionne, belle et grande plalelée do malles sures. » (N. Fabrique.)