NOS
rentrer dans le paradis terrestre, fut renversé par l'archange Gabriel, et se fit au cou cette saillie. (V. Le Héricher.)
NOIRE-ÉCAILLE, n. des deux genres. — Sobriquet qu'on applique à une personne dont le teint est noir.
NOIRETÉ, n. f. — Obscurité, ténèbres : « Il fait cette nuit une noireté du diable.»
0 nuict heureuse, ô doulce noii'e nuict, Ta noireté aux amants point ne nuyt.
Marot, Elég. XI.
NOIRPRUN, n. m. — Nerprun. Le patois est conforme à l'étym. noire et prune, cet arbuste ayant été nommé ainsi à cause de ses baies noires.
NOM-DES-OS, n. m. — Juron. Nom-dé-Dieppe, iiom-d' une-pipe , nom- d' un-chien, autres jurons.
Les mots os, Dieppe, pipe, chien sont employés pour éviter de jurer par le nom de Dieu.
NONE, n. f. — Midi. On divise la jourm-j en deux parties l'avantnoneei ïaprès-none. Ces expressions' chez nous commencent à vieillir, mais elles sont très-usitées dans les villages de Picardie.
Du latin nonus, neuvième. On dînait jadis à neuf heures, comme le prouve le dicton suivant :
Lever à cinq, dîner à neuf.
Souper à cinq, couclier à neuf.
Font vivre d'ans nouante et neuf.
Leroux dk Lincy. Prov.
Cotte heure ayant été reculée jusqu'à midi, on n'en continua pas moins à donner à none le sens de midi et de repas du midi. En anglais îioow signifie aussi midi.
NOS, pron. pers. — Nous, complément. Ex. : « 11 nos a donné tout son bien. — C'est lui qui nos défendra. — « Tu nos juras que tu nos gardoroies. » (Yilk'hardnuin.)
La forme nous ne s'introduisit que vers le XIII«"'e siècle dans le dialecte bourguignon.
NOSTRUM (Perdre le), loc. — Perdre la tète; ne plus savoir oîi l'on on est dans un travail comuioncé.