RAN
Voir la Nouvelle XCVII de B. Des Périers.
De même que ramoiiei', ramoneur a une signification grivoise qui n'était pas inconnue au bon vieux temps : « Il faudroit un autre ramonmur que vous à ceste garse de trente ans, noire comme poivre, et d'apétit ouvert. » (Ménippée, p. 108.)
RAMOUDEUX, Ramouleux, n. m. — Rémouleur.
RAMOUDRE, v. act. — Aiguiser. (V. Moudre.)
RAMOUGNOUSSE, n. m. — Ramoneur.
RAMPILLE, n. féminin. — La clématite des haies, dite viorne des pauvres.
Il Terme générique pour désigner toute espèce de plantes grimpantes. Etym. ramper.
RAMPONER, V. act. — Faire des reproches, rudoyer, quelquefois battre. Ane. railler^ outrager.
« Encore dist plus danz Goliath, ço sui jo ki ai vi ramponed et attarge l'ostde Israël. » (Liv, des Rois.)
N'estiez mie estez ne ramiionanz , Dcsor vos pcrs orgueillcus ne proisanz.
GriLL. d'Orkngk dans Bartsch.
Sa îeTavaQ, remiirosne forment.
Chast. de Coucy, V. 6212.
Li parent Guenelon l'en vont moult ramponant.
Gui de Nanteuii-, v. 1885.
Vassal, dit Oliviers, laise le ramponer.
FlERABRAS, V. 564.
« Quand il eust bien esté ramponné sur ce et rigolé de ses compaignons. » (n. N. N., 39en'e.)
Comp. ce mot avec l'italien ramporjnare, lirailli'r, pincer. injuri(M-. Pour étym. Biirguy propose le bas-saxon rajtni, le liant-allemand rajfeii, arracjier, enlever, saisir. Il (ïst ]tlus sinqilc de le faire di'rivcr de rampas qui signifiait en vieux français rameaux, en sorte <jue ramponer voudrait dire litli'ralcmcnl : Frapper avec des lerges.
RAN, n. m. — Bélier ; ram, en anglais. Ran se trouve encore dans le Dictionnaire de Cottrrave, édition de IG-'iO.