‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 233 sur 257 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

SINTIR, V. act. — Sentir ; part, passé, sentu.

Par Dieu, sire Auboyn, m'espée a,vcz sentue.

Aye d'Avignon, v. 600.

Si j'ai mon temps mal despendu.

Fait Fay par conseil de folie ; .Je m'en .sens et m'en suis sentu Ez dei'reniers jours de ma vie.

Ch. d'Orl., Bail.

« C'est un maître ouvrier, il m'a arrache une dent cl je n'ay point sentu de peyne. » (Paisgrave.)

C'est une faute, dit H. Esticnne, de^dire sentu pour senti. Cependant sentu se trouve encore dans le Dict.de rimes de Richelet (1781.) Le dériv. consentir lait également consentu, et repentu au lieu de repenti est encore en usage : « Il s'est repentu d'avoit fait ce marché. »

Plusieurs fois se sont consentues Aucunes dames par amours.

Qui puis s'en sont bien repentues Et en ont fait maintes clamours.

Ane. Poés., III, p. 215.

Faillu, de faillir, se trouve dans Eust. Deschamps (p. 2i6) cl éoM//M, de bouillir, dans Villon (p. 106.)

SINVRE, n. f. — Sanve; sénevé bâtard qui croit dans les jachères.

SI PEU QUE RIEN, loc. — Très-peu.

SIROTEUX, adj. — Sirupeux; du fr. siroter.

SISSITE (Faire), loc. — Expression caressante pour faire asseoir un petit enfant.

SOIE, n. f. — Scie : « Et sachiez que en llun de Nile est une manière de delfins qui ont sor le dosuneeschine autele comme ,wi>, dont il ocientle cocodril. » (Brun. Latini, cité par Littré.)

H Soie de long, grande scie manœuvrée de haut eu ha^^ |»ar deux ouvriers, qu'on ajipelh,' soyeux de long.

SOIFFARD, adj. — Ivrogne. Soi/feur. mèmr sms.

SOIFFER. V. n.— Boire comme un ivrogne ."W ainn- bn'ii mir-ux 9oi/Jer que travailler. »

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