AVR
On voit combien ces formes se rapprochent du latin haberemus, haberelis, haberent.
De même les deux personnes du pluriel do rim[)arfait do l'indicatif, rappellent la conjugaison latine ; ex : os'avaimes, os'avaites, kabebamus, habebatis. Comp. avec les anciennes formes picardes, auriemes, aviemes.
Subj., quei'euche, que t'euches, etc. Ainsi se conjuguent à l'imparfait, au futur et au conditionnel la plupart des verbes en oir. Ces formes son très voisines de la conjugaison picarde. (Xlle et XIII» siècle.)
A vous, biau sire, le deviemes conter.
HuoN, V. 8206.
Nous u y arièmes nulle bone escarmoucbe.
Froissart.
Nous .X. estiemes en une grande nef.
HuoN, V. 6943.
AVOURIE, n. f. — Envie, désir violent : « J'avais une grande avourie de vous voir.»
Il Entrain, ardeur : « Cet ouvrier met de Yavourie au travail. » Du lat. avère.
AVRI, n. m. — Avril.
Nul avri sans épi.
Prov.
Bourgeon d'«wH.
N'met pas d'cidre au bari.
Prov.
Ainsi se prononcent en français coutil, fusil, courtil, nombril, outil, etc. En patois, la lettre / finale ne se fait généralement pas entendre; ex.; ava, seu, mo, fi pour aval, seul, mol, fil.
AVROGNE, n. f. — L'aurone des jardins.