‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 25 sur 257 · AVR · texte numérisé non relu

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On voit combien ces formes se rapprochent du latin haberemus, haberelis, haberent.

De même les deux personnes du pluriel do rim[)arfait do l'indicatif, rappellent la conjugaison latine ; ex : os'avaimes, os'avaites, kabebamus, habebatis. Comp. avec les anciennes formes picardes, auriemes, aviemes.

Subj., quei'euche, que t'euches, etc. Ainsi se conjuguent à l'imparfait, au futur et au conditionnel la plupart des verbes en oir. Ces formes son très voisines de la conjugaison picarde. (Xlle et XIII» siècle.)

A vous, biau sire, le deviemes conter.

HuoN, V. 8206.

Nous u y arièmes nulle bone escarmoucbe.

Froissart.

Nous .X. estiemes en une grande nef.

HuoN, V. 6943.

AVOURIE, n. f. — Envie, désir violent : « J'avais une grande avourie de vous voir.»

Il Entrain, ardeur : « Cet ouvrier met de Yavourie au travail. » Du lat. avère.

AVRI, n. m. — Avril.

Nul avri sans épi.

Prov.

Bourgeon d'«wH.

N'met pas d'cidre au bari.

Prov.

Ainsi se prononcent en français coutil, fusil, courtil, nombril, outil, etc. En patois, la lettre / finale ne se fait généralement pas entendre; ex.; ava, seu, mo, fi pour aval, seul, mol, fil.

AVROGNE, n. f. — L'aurone des jardins.

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