SCARRON
D'une robe à longs plis balier le barreau.
Despréaux, sat. I. (Anno, 1666.)
Ce n'est qu'en 1672 que Boileau remplace balier par balayer.
BALIETTE, n. f.— Petit balai.
BALIURES, n. f. plur. — Balayures : « Gens latineux qui vont grattant dans les haliures et bourbiers du latin, pour en tirer quelque haillon. » (Béroalde de Verville.)
Apprends-nous sous quel ciel, sous quel angle du monde. Le ciel nous a jetés ballieures des ondes.
{Les Del. de la poésie fr., p. 14.3).
BALLONNER, v. n.— Se dit d'un cheval qui n'a pas de reins, et qui marche en dandinant.
BALLONNEUX, Balonnier, adj.— Cheval qm. ballonne.
BALLOQUER, v. n. — Être pendant, osciller ; prononciation picarde de balocher que l'on trouve dans les C. N. N. (82^) avec le sens d'aller sur la balançoire ou sur l'escarpolette : « Si se reprint Hacquin à balocher. »
Balloquer est un fréquentatif du v. fr. balier, flotter, en parlant d'une étoffe j d'un drapeau; ex. :
Tantes, banières contre vent balle.
Garin.
Dans le sens de être pendant, balier n'est usité en fr. qu'au part, prés . :
Et que font là tes bras ballants à ton côté ?
Racine, les Plaideurs.
Dériv. baUoquement, n. m. — Action de balloquer ; vieux mot qui signifie trafic, échange, dans ce passage de Eust. Deschamps : Baloquement de marchandise Y sera fait, en mainte guise.
BALLOTTER, v. n. — Marchander longtemps ; ne pas offrir d'un objet le prix qu'il vaut.
BALLOTTEUX, adj. — Celui qui ballotte.