BAR
BANCAL, adj. — Ce mot a une significalion beaucoup plus large qu'en frani^ais. Il s'applique aux individus qui ont n'importe quel défaut physi(fue, aux boiteux, aux manchots, aux bossus. De quelqu'un qui marche ou se tient mal , on dit qu'il est tout torlubancal.
BANNÉE, Bannelée, n. fr. — Ce que contient une banne.
BAQUET DE SCIENCE, n. m. — Baquet rempli d'eau noirâtre dans lequel les cordonniers font tremper les cuirs durcis pour les ramollir. On ne remplace pas souvent cette eau qui acquiert ainsi des qualités spéciales pour la trempe du cuir.
BARBOUILLER, v. act. et n — Indisposer, rendre malade: « Il m'a fait boire je ne sais (juoi qui m'a barbouillé le'cœur.»
Il Parler mal, avoir une prononciation l^embarrassée : Dériv. barbouillard.
BARDOU, n. m. — Sobriquet que l'on donne à un imbécile : « Bon']our Barilou.yy C'est un mot antique : « Bonjour, Monsieur le badin. Monsieur le sot. » (Oudin, cité par L. de Lincy.) Du lalin bardus , lourdaud, stupide. Bardou=Ane. (Yoir Nouv. Fabrique. p. 184.)
« A laver la tète d'un bardou, on n'y perd que la lessive. » (Adage duXVI^ie siècle.)
BARONNERIE, n. f. — Baronnie. Il y a à Grandcourt une ferme de ce nom, qui appartient au comte da Bryas.
BARRABAS, n. prop. — Très usité dans cette locution proverbiale : « Connu comme Barrabas à la Passion, » c.-à-d. très-connu. Allusion au Barrabas qui figure dans la Passion.
BARRAGE, n. m. — Clôture faite avec des pieux et de longues pièces de bois transversales. Cela suffit pour arrêter le gros bétail, mais non les poules et autres auimaux. Au lieu de barrage on emploie souvent barrure qui est du féminin.
BARRE, n. f. — Barrière : « Fermer, ouvrir la barre. » Aufig., ce mot se trouve dans Régnier, Malherbe, Corneille.
Le Bourguignon d'ailleurs sépare nos provinces, Et sei'virait pour nous de barre à ces deux princes.
Corneille, Attila.