BEK
BÉ, n. m.— Baiser. « Allons, petiot, donne-moi un bé. » Il Bouche : « Il a toujours la pipe au bé. » Selon Suétone, ce mot est d'origine gauloise : « Cui Tolosœ nato cognomen in pueritia Becco fuerat, id valet, Gallinacei rostrum. » (Vitellius, 18.)
BÉCARD, n. m.— Chiquenaude sur le bec. Comp. avec le français nasarde, chiquenaude sur le nez.
BÉCOT, n. m.— Petit baiser ; les mères et les enfants l'emploient si souvent, que ce mot devrait être dans le Dict. de l'Académie. Deschanel (Causeries de quinzaine) raconte qu'un pauvre petit diable dit à son maître d étude qui l'avait puni : « Allons, donne-moi un bécot, je ne le ferai plus. »
BÉCOTER, V. act. — Embrasser amoureusement : « Ils sont comme deux tourtereaux ;'ils se bécotent toujours. »
BECQUER, V. act.— Becqueter ; d'où becquie, becquée. Mais ennuit toute nuit, en dormant me sembloit C'uns escoufflez moult grant dessur my avolloit, Et moult crueusement de son bec me bëquoit.
Hugues Capet, p. 205.
BÉDAHU, n. m. — Eglantier; mot que j"ai entendu rarement chez nous, mais qui est très-usité en Picardie.
BÉDOLE (Vieille), n. f. — Vieil imbécile. Ce mot est une altération de bedon ou bedaine. Les gens ventrus n'ont jamais passé pour bien intelligents, quoiqu'il y ait des exceptions. « Pinguis venter nongignit sensum tenuem, » dit Saint-Jérôme,, d'après un proverbe grec.
B. de Verville a donné au mot bedier le sens que nos paysans donnent à bédole : « M, de Césarée. . . interrogea un prêtre qu'il trouva ignorant. 0 ! dit-il, gros bedier, âne (jue tu es, ([ui t'a fait prêtre ? C'est vous, Monsieur. » {Mog. de Parvenir, p. 276).
BEGUER, V. n. — Bégayer : « C'est un passe-temps que de louir besguer, quand il est courroucé. » (Palsgrave).
BÉGTJEUX, euse, adj.— Celui, colle qui bégaie.
BEKEMBOS, n. m. et f. — Homme ou femme, à l'air niais,, stupide : « Quelle bekembos que cette servante I »