BER
BEI LIES, n. f. plur. — Terme générique par lequel on désigne les herbes qui croissent a,\i fond des rivières, comme le nénuphar, la véronique cressonnière, etc. Fr. Derle, le sium angusti-folium des botanistes.
BELINGE, n. m. — Tiretaine ; étoffe de laine de bas prix. « Pour teindre et fouler 21 aulnes de belinge...» (Ext. d'un compte de dépense; 1466.) Etym. bel et enge, par dérision.
BELLOT, otte, adj. — Diminutif de beau : « Un enfant, bellot, une petite fille bellotte. » (Littré.) En patois, ce mot a une signification plus étendue ; ainsi on dira : « Voilà un poulain qui est bien bellot, du blé qui est bellot, etc. »
Il Faire bellot ou bellotte, caresser, flatter ; terme enfantin.
BENNIAU, béniau, n. m. — Tombereau, véhicule à deux roues qui sert particulièrement à transporter du fumier, de la terre, des cailloux. Diminutif de banne, qui vient du celtique Benna, selon Festus : « Dans la vie de saint Rémy, (Bolland. 13 janv.), Benna est un grand vase ou panier dans lequel on mettait des denrées et des bouteilles de cervoise. « (Belloguet, Ethn. gauloise.)
BÉNONI, n. m. — Celui des enfants que le père ou la mère aime le plus. Benjamin a. le même sens. (Voir \a.B\h\G; Genèse, ch. 3o, v. 18.)
BER, n. m. — Berceau ; n'est plus guère usité en fr. que dans ce vieux dicton :
Ce qui s'apprend au ber.
Ne s'oublie qu'au ver.
La plupart de nos vieux auteurs écrivent au singulier ber avec un s ; Ex :
En l'autre dictéen
(Ils) gardaient le bers du grand Saturnien.
Ronsard.
Au fig., nos paysans emploient ce mot au pluriel ; ex : « Tu étais dans les bers (in ineunabulis), lorsque j'avais vingt ans. »
Il Bers, au plur., ridelles d'un chariot.
Etym. bersa, petite claie, selon Du Gange, ou berciolum, bas-latin. Ce dernier mot d'origine tudesquc viendrait du radical berg, lieu Ap sûreté, lieu où l'on se couche, tanière, nid d'oiseau. (V. Diez. D. E.)