V. DE LA FrESNAYE
Il Dimanche du bonis, le dimanche des Rameaux, ainsi nommé
parce qu'on y porte à la main des branches de buis. Ce jour-là, les campagnards, suivant une pieuse et poétique coutume, se répandent après la messe à travers champs, et plantent, chacun dans sa terre, un rameau du buis bénit.
BOTJJARON, n. m. —Blouse de toile courte. Littré donne bourgeron. On peut rapprocher boujaron du gaulois bigera, bigerra qui se trouve dans le Gloss. d'Isid.; espèce de manteau grossier que portent encore les pâtres de Bigorre.
BOUJOU, n. m. — Bonjour.
Il Visière de casquette.
BOULAGER, v. act. — Tourmenter, malmener : « C'est un maîtr« qui boulage trop ses ouvriers.»
BOULE (Perdre la), loc. — Perdre la tête, la raison.
BOULER, V. act. — Très employé dans cette locution : «Envoyer bouler quelqu'un, » se débarrasser lestement d'une personne ; ne pas vouloir l'écouter.
BOULOCHE, n. f. — Pâte qui renferme des pommes ou des poires cuites au four. En certains endroits, cela s'appelle douillon. Il Petite femme replctte, ronde comme une 6o?i/ocAe.
BOULOIR, n. m. — Aire oii l'on joue à la boulé. Mot excellent qui ne se trouve ni dans le Dictionnaire de l'Académie, ni dans Littré.
BOUQUE, n. f. — Bouche ; du latin bucca. La langue maritime a conservé ce mot ainsi que les verbes embuuquer etdébouquer.
BOUQUET-D'HIVER, n. m. -- Bouquet de fausses fleurs.
BOURE, n. f. — Femelle du canard : « Se pensant moucher elle s'arracha le nez tout net du visage sans y penser, et le jeta à terre, avec la roupie qui pendoit au bout. Une boure qui là estoit le print et l'avala tout de gob.» {N. Fabrique.)
BOURLIER, n. m. — Bourrelier.
BOUROTER (Se), v. réf. — Ne pas se presser^ marcher comme une bowe, en se dandinant.