‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 40 sur 257 · BRO · texte numérisé non relu

BRO

homme brusque et brutal, à un enfant qui casse, abîme, déchire tout ce qu'il a.

BRONGNES, n. f. plur. — Tétins de la truie. On appelait brogne au moyen-âge, du mot celtique bronn, sein, mamelle, en bas-lat. brunea, brunia, la cuirasse qui servait spécialement à protéger la poitrine :

Li brogne c'ot vestue ne li vaut une haire.

Cit. par Du Gange.

Il vesti une broigne fort et roide et tenant Qui one ne fu faussée par nulle arme tranchant.

Aye d'Avignon, v. 376.

La bonne broine li pei'ça et rompi.

Garin, V. 3199.

Dans le kymrique, brona signifie allaiter. Le terme primitif est bebronna, nom que saint Domitien (Bolland, l^"^ juillet) donna à la plus grande des fontaines qu'il trouva dans le désert appelé depuis bebronnensis locus . (Belloguet, Ethn. gaul., 213.)

BROQUE, n. f. — Broche. Dér. débroquer, embroquer, broquette, petite broche . Ce dernier mot s'emploie le plus souvent dans un sens obscène.

BROSQUIN, n. m. —Brodequin. Ail. buskiri. Diez fait venir ce mot du grec pûpaa, cuir.

BROSSE (Ça fait), loc. — C'est un espoir déçu : «Je comptais sur un remerciement, mais ça m'a fait brosse . »

BROSSEE, n. f. — Volée de coups de poing ou de bâton. Pour rendre la môme idée, les paysans normands, nés aussi batailleurs que chicaneurs, ont une multitude d'expressions , dont quelques-unes très-métaphoriques, comme : « Donner une peignée, une raclée, une rainsée, une dégelée, une ramonée, une brûlée, une pile, une graisse, une douille, une tatouille, une tournée, une roulée, une torchée, une tripotée, une trempe, etc., etc.»

BROSSER, V. act. — Donner une brossée ; on dit encore brucher, pron. picarde,

BROU, n. m, — Gui.

BROUACHINER, v. n.— Se dit d'une petite pluie fine qui tombe;

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