CRA
COUTURE, n. f. — Enclos planté d'arbros fruitiers, attenant à une ferme : « La couture de la baronnerie. » On rencontre ce mot en bas-latin sous les formes cotura, costura, coutura, que Du Gange traduit par couture. Coulturer s'est dit pour cultiver : « Le champart de trois cent arpenz ou environ de terre, partie en fâche, et partie coulturée. » (Du Gange, au mot faiscia.)
Encontre Gaydes, parmi une couture.
Le vavassor, qui ot moult laide hure.
Gaydon, V. 2611.
COUVERT, n. m. — Gouvercle.
COUVERTE, n. f. — Gouverture de lit, par apocope.
Quand le malade amasse et couverte et linceux Et tii'e tout à soi, c'est un signe piteux.
D'AuBiGNÉ, Tragiques.
COUVION, n. f. — Poule qui veut toujours couver. Dériv. couvionner, v. n. — Couvion est aussi un terme injurieux dont se servent les malins qui ont lu le Curé Meslier ou le Siècle pour désigner une religieuse, parce qu'elle a été au couvent. Il y a là, comme on voit, un pauvre jeu de mots.
COUVOIRE, adj. — Gouveuse : « Poule couvoire. » On a dit couveresse : « La martre a mangé trois de mes mères gélincs couveresses. » (Les XV Joies.)
CRAC (À), loc. adv. — Abondamment, à foison : u II y aura cette année des pommes à crac, » à faire craquer les branches.
CRACHINER, v. n. — Se dit d'une petite pluie fine qui tombe. Dériv. crachinage.
CRAMEILLIE, Crinmaillie, n. f. — Grémaillèrc : « Qui veut son chat ou sa gélino tenir à l'ostel sans les perdre, si prengne ou le chat ou la géline et la tourne par trois fois entour h crameillie.y> {Ev. des Quenouilles.)— «Item i petite caudière, i trépié, i landier, i cramillie.n {Invent, du mobilier des Templiers, 1307.)
CRAN, n. m. —Dette : « C'est un mauvais payeur, quand il a fait un cran, il ne revient plus. — Il a un bon cran chez le bDulanger. » On se sert aussi de croc dans le même sens, mot plus expressif.