‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 88 sur 257 · DUI · texte numérisé non relu

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DRÉCHER, V. act. — Verser le bouillon du pot-au-feu dans la soupière : « Il est temps de drécher la soupe. »

H Donner une verte correction : « Attends un peu, je te vais drécher, » dit-on à un enfant qui ne veut pas obéir.

DRÈS QUE, loc. conj. — Dès que : « Je vois beaucoup de personnes qui sont en cette prononciation : Dvès que je serai en état, remarque Marg. Buffet (Observ. page 133). Dresse dit aussi dans le Berry. (V. Jaubert, l^^. p. 353.)

DRIÈRE, n. m. — Derrière. Au -plur., chemins détournés : « Je suis arrivé par les drières. »

Il Eîi drière, en cachette, à l'insu de « : Elle donne aux pauvres en drière de son mari.»

DRINGHE, n. f. — Dyssenterie.

DROGUER, V. n. — Attendre, perdre son temps à attendre.

DROIT (tout), loc. adv. — Tout à l'heure, justement : « Il vient tout droit d'arriver. — C'est tout droit ce qu'il fallait faire. »

Il Au droit, en face, vis-à-vis : « Il demeure aw droit de nous. »

DROIT-NŒUD, n. m. — Nœud bien fait.

DROUILLE, n, f. — Sauce claire^ où l'on peut « noyer ses guêtres, » comme disent nos paysans.

Il Dévoiement. Dériv. Brouiller ,Brouilleux, Drouillade.

DUIRE, V. act. — Corriger, châtier : « Si cet enfant ne vous obéit pas, il faut le duire. n Du lat. ducere.

Il Elever, instruire, habituer, comme dans nos vieux auteurs : « En la manière que l'en duist et chastie un asne ou un autre beste de labeur. » (Oresme, Eth., 326.)

« Ceux qui sont duicts à combattre nuds, on les veoid se jecter aux hazards... » (Montaigne, II, 12.)

De là (grand heur à moy) mon père me retire, Me baille entre les mains de Dorât pour me duire.

Baïf.

Duit, dressé, en parlant des animaux : « Un cheval, un chien bien duit. » Le poète Coquillart a employée aduyre dans le sens de duire ; Se- ung grant prince se veult aduyre. . .

Coquillart. Le Blason.

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