‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 104 sur 173 · KHA · texte numérisé non relu

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SOUS diverses dénominations; mais leur pouvoir, affaibli par les Turcs « tomba devant celui du sultan. — Les dictionnaires français ne sont pas d'accord sur Torthographe du mot khalife; les uns, et c'est le plus grand nombre, écrivent calife, d'autres kaiife et khalife : cette dernière orthographe est généralement suivie par les orientalistes, et , à leur exemple , je me suis servi presque toujours des lettres kh pour la transcription du ^ . Cependant il est impossible de figurer par ce moyen la véritable prononciation de la consonne arabe; on l'obtiendrait plus sûrement, je pense, en la représentant par. er grasseyés, ainsi que je l'ai fait dans la Méthode de transcription française des caractères orientaux, pages k et 10. — Dans l'Afrique septeqtrionale, on appelle aujourd'hui khaiifa (même mot que khalife] le lieutenant -d'un cheïkh ou chef de tribu.

KHAN, s. m. (p.) «L^ station pour tes carava/ifus dans les villes ou sur les routes; marché pué tic en Orient, ^an, donné par les dictionnaires français avec le même sens , est une faute, qui résulte sans doute de la suppression du point diacritique du ^ , en transcrivant le mot oriental. — khan, avec la même orthographe persane et française, signifie encore souverain^ et se dit particulièrement de l'empereur des Tatars, mais ce n'est qu'une imitation d'un

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mot de là langue tatare. Dans TEmpire turc, le sultan régnant est le seul qui prenne ce titre après son nom ; en Perse, i! est porté aujourd'hui par les gouverneurs dé provinces et plusieurs autres fonctionnaires. —

•UUs^ , qui se prend aussi dans le sens Ae êifuverain, empereur, était le titre des anciens princes mongols de la Perse.

KHANDIM, s. m. (a.) jarA-=^ coutelas , sorte de poignard à lame longue et traûr chante des deux câtés. — Les dictionnaires firan^ donnent kangiar^ transcription moins exacte que l'autre. — En Turquie, on prononce conmie s'il y avait eramtchar. «— Précédé de l'article ai , ce mot a donné naissance au substantif alfahgb, comme le dit Jean de Sousa dans son Lexique étymologique intitulé : Vèstigios da iingoa arainca em Portugat ; Lisbonne, 1830; 2*édit., page 37.

KHARADJ, s. m. (a.) ^j^ tribut annuel payé par les sujets de TEmpire turc qui ne professent point Tislamisme. On l'appelle encore BiiziTBT et KHABADJi BAIS, c'cst-à-dirc impôt far tête, cajntation. Ce droit ne peut être levé que sur les individus ayant atteint TAge de puberté, et il varie suivant leur position sociale. — Par un décret plein de sagesse et d'humanité , le sultan Mahmoud II a décidé qu'à partir du l""' de moharrem 12S0 (juin 183fc de Jésuis-Christ ) , la

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