MOS
TEmpereur. — On a tort d'écrire souvent mattah; la^ lettré h ne peut que nuire à l'exactitude de la transcriptioQ française, déjà défigurée p$ur le redoublement de la consonne /.
^ MOMIE, s. f. (p.-A.) Z-^j<« corps emiaunUy dérivé du subst. persan y»^^ cire ou fuhstancô haU0>mique dont on se servait autrefois pour la conservation des cadavres. C'est surtout en Egypte que Fart de rembaûmement avait atteint le plus haut degré de perfection ; les «corps, enveloppés de bandelettes étroiteiâent serrées et trempées dans des aromates, étaient placés dans des coflres chargés de figures hiéroglyphiques et demeuraient a Tabri de la corruption pendant une longue suite de siècles. On appelle aussi momies , dans rÀrabie, les corps des pèlerins engloutis soûs les sables mouvants du désert et que Ton retrouve ensuite desséchés par l'ardeur du soleil.-^ Au figuré, momie se dit souvent, en français, d'une personne apathique.
MOSQUÉE^ s. f. (A.) J^sr**^ nom de lieu dé^^ivé de •Xar- se prosterner [pour ctdorer). Temple» oratoire musulman du second ordre. Chacune des grandes mosquées où Ton récite la khoiéa, prière publique pour le souverain, s'appelle djami' ^k*^, c'est-à-dire qui réunit [les fidèies)^ expression qui, chez
ÈO^ MOS
nous, répond au mot basilique, telle est au Caire la mosquée eiazhar^ c'est-à-dire érittantCj à laquelle on a donné souvent mal à propos le nom de mosquée de$ fleurs. On ne voit dans les mosquées ni tableau, ni statue, ni autel, si ce n'est une espèce de niche appelée mihrab, vers laquelle on se tourne en priant, parce qu'elle indique, la position géographique du temple de la Mecque. Une chaire, des lampes et de nombreuses inscriptions arabes, tirées de TAlcoran, sont les seuls ornements intérieurs. La tour se nomme minaret; c'est de là que le mauezzin ou crieur public appelle cinq fois par jour les fidèles à la prière. Avant d'entrer dans le temple, tout Musulman doit se laver les mains à une fontaine située dans la cour voisine. — Le substantif mosquée est une étrange corruption de l'arabe, aussi bien que le portugais mesquita et l'italien meschita; mais l'usage l'a fait adopter.
MOSTARABE, adj. des 2 g. (a.) s^jujUé^ assimilé aux Araies, Etranger devenu pour ainsi dire Arabe par un. long séjour dans le pays. Chez nous, on appelle ainsi ies Chrétiens d'Afrique et d'Espagne issus du sang arabe ou maure. — L'orthographe m^staraée est la seule qui puisse faire connaître la racine du mot français que les dictionnaires écrivent : mosaraôe, musaraùe on mozarabe, en supprimant le t, nécessaire