‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 129 sur 173 · OUT · texte numérisé non relu

OUT

Èi^

de la condition des odaliqués ; ce né sont qoè des esclaves du harem impérial, attachées au service des autres femmes de Sa Bauiesse. Le harem du siiltafi m Dômpoie'detrîois classes de femmes : i*> les khassékis ou mlta^M^ internes, qui ue peuvent prendre ce titre qu'après être devenues mères; â"" les kadinbsou maiPrmBs, ^s>â9iVm feyoriles, au uombre de sept; 3<ïles oiiALiQfirBs on- fmmw dé chamùre, -^ C'est à tort qu'on écrit odniU^ut^ puisque (a lettre s est tout à fait étrangère à la fbrmation de ce mot. .

ODEUR, s. f. (A.) Xc oiUur ogréaMe, parfum. Le sens de l'arabe est précis, tandis que le franf;ais od^ur et le latin odùt ont besoin d'être déterminés par quelque adjectif: ôoniie odeUr, mauvaise odeur; quelquefois, cependant., odeup signifie ^parfum, comme en arabe, et s'emploie au figuré pour téfutation; ex. : cet homme est m>&rt en odeur de sainteté, — Le. mot oriental présenlie donc une anafogte qui mérite d'être signalée.

ODJAK, s. m. (T.) ^jLw^l foi/er^ fa/miUe, Tilre d'honneur autrefois porté par Le corps des janissaires, dont.il n'existe plus dé tr^cè a^jonrd'huj. ~Le mèlne mot désigne encore en Turquie la réumpades membres d'une même secte, d'tiue mêiife corporation..

m OQU

OIE, s. f., OISON, s. m. (a.) Jj Oiseau palmipçde, aquatique, dont il existe plusieurs espèces à Tétat sauvage et domestique. — On' se sert quelquefois de ce nom» au figuré, pour désigner une personne dépourvue d'esprit. — Les étymologistes ne donnent rien de satisfaisant sur l'origine du mot oie, dont le diminutif oison représente assez bien l'orthographe du correspond dant arabe, surmonté du tenouine. Il importe toutefois de remarquer que ce signe n'influe pas sur le sens de l'arabe, qui veut dire simplement oie, sans distinction de grosseiir. — J^ ne peut être une imitation du français; car on le trouve dans les fables de Lokman, dont le nom 'est

cité avee éloge dans le livre sacré des Mahométàus.

OKAL, s. m. (a.) 'iJ^^ littéralement administration. Nom donné en Egypte à de vastes bâtiments de forme ordinairement carrée, dans lesquels des marchands de divers pays vien« nent louer des boutiques et des magasins. Comme on y reçoit aussi des voyageurs, le mot oka4 répond assez exactement à celui i'Mteiierie. ,

OQUE, s. f. (T.) 4i^) Poids de détail, usité en Turquie; d'après notre sys^ tème , il vaut environ 1 kilogr. 250 gi\ — On écrit aussi OKE et OGQUE ; mais l'intercalation du e dans cette der* nière transcription est complètement inutile.

OSM

ORANGE, s. f. (p.) ^ jij Fruit à pépins, à pulpe juteuse et rafraîchissante^ et dont récorce, d'un jaune doré, est d'un usage fréquent en médecine. C'est à cause de sa couleur que les Latins Tout appelé matutn aureum {pafnmô d*ar) ; et Ton connaît la fable, inventée par les Grecs, du dragon pr^sé à la garde des pommes d'or du jardin des Hespérides. — L'oranger, originaire du midi de la Chine, fui bientôt cultivé dans l'Inde et dans la Perse; de là il se propagea en Europe par la Grèce, l'Italie, le Portugal, l'Espagne et le midi de la France. Sa fleur blanche, d'une odeur délicieuse, est l'emblème de l'innocence et de la pureté. , — Les oranges les plus estimées viennent de Malte et du Portugal. — Orange se rattache, dit-on, au latin atcrum {or), mais cette analogie n'est pas assez précise pour eu fixer l'orthographe; il vaut mieux en reconnaître la racine dans le mot persan ^j^ ? reproduit dans le grec moderne ve/sàvTÇe, l'espagnol naranja, et l'italien ara/ncio et narancio.

OSMANLI, s. m. (t.)

^iL^ , et plus ordinairement J^L^ ehscendant d'Os-

mcm. La terminaison ^ du premier mot appartient à la

langue turque, et celle du second à l'arabe. — Le pluriel

Osm>a/niis, qui se disait dans l'origine des princes de la

famille d'Osman, sert aujourd'hui à désigner collective-

Page 1