II PRÉFACE
finir quelques termes pris de Tarabe, du persan ou dii turc, ne soient parvenus qu'à, les rendre méconnaissables, au moyen de transcriptions vicieuses, ou d'après les récits de voyageurs étrangers qui n'ont pas eu toujours le soin de représenter la prononciation véritable? Chacun écrit et traduit le même mot d'une façon différente, selon l'autorité qu'il a consultée; aussi le lecteur voit-il atrgmenter ses incertitudes en proportion de ses recherches. Dans le but de résoudre la difficulté, j'ai pensé qu'il serait utile de composer un ouvrage spécial où les mots français tirés de l'arabe» du persan ou du turc, fussent mis en rapport avec la racine orientale ; et telle est la tâche que je me suis imposée.
Dans cet ouvrage, après avoir indiqué l'orthographe de chaque mot en caractères arabes, je m'attache à faire connaître le sens qu'il renferme, d'après les dictionnaires les plus estimés, tels que ceux de Golius, Castel, Meninski, Bianchi; puis je signale les altérations qu il a pu subir, et dont la plupart sont restées inconnues aux lexicographes. Si le mot oriental d'où vient le français est luimême une forme dérivée d'une racine arabe, je le ramène à son origine, pour mieux mettre en évidence la base sur laquelle repose le mot français