‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 33 sur 173 · ATÉ · texte numérisé non relu

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envers les Franes, du temps des Croisades. C'est à Tusage immodéré de la graine et de la feuille du hachiche que ces brigands devaient leur surnom , transcrit en français par assassin^ mot qui chez nous désigne spécialement un meurtrier. — Voyez hachiche.

' ASSISE, s. f. (A.) ^t / ^j^ , ^r^^ éasCf fondement d^un édifice^ d'un empire , etc. — Se dit particulièrement d'une rangée horizontale de pierres sur lesquelles on élève un mur. — Il est évident que le verbe asseoir vient de ^j^\ , dont il a conser;yé le sens propre , et non du latin a>ssidere, composé de ad {auprès) et de aedere [siéger, demeurer); car sedere^ aussi bien que ses composés insidere^ e&nêidere, chsidere^ supersedere, n'a qu'une Signification neutre, et les préposîtiohs qui le modifient gouvernent seules l'ablatif ou l'accusatif. Le sens principal ne varie pas; c'est toujours demeurer, siéger sur, avec,, datis, contre, etc. L'apparente analogie du mot latin assidere avec asseoir a pu seule induire en erreur sur la véritable origine du mot français, qui représente une idée simple, comme son radical arabe, sans avoir besoin d'aucune préposition modiflcative.

ATÉMADOULET,s. m.(A.) ï}j^] ^[^:ib\ appui de <' empire. Titre donné en Perse au premier ministre, qui remplit auprès du chah des

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fonctions analogues à celles du grand vizir en Turquie.

— On trouve aussi dans les dictionnaires français atatnadauUt , atema-âewiet et etmadautet; mais ce $ont autant de corruptions des deux mots arabes, qui doivent se prononcer i'timâd eddaauUu

ATLAS, n. pr. (a.) 9^\ trèa-^tevé^ superlatif de /Ji» haut, étevé. Nom d'une chaîne de montagnes d'Afrique, qui s'étendent de l'est à Touest et séparent la Barbarie du Béled eldjértd.

— La fable d'Atlas , roi de Mauritanie , sur le& épaules duquel les poëtes grecs et latins placent le cid, n'est qu'une allusion à la hauteur de ces montagnes; et les Grecs, en donnant au mot Ar^aç le sens de porteur^ ont altéré la racine arabe , plus simple et plus naturelle ; car JDs) très-éievé est certainement préférable à Sirlaç qui porte, — Chez les Berbers, l'Atlas est appelé Daràn^ c'està-dire montagne,

AUBADE, s. f. (A.) L}y Parade militaire, avec acconfpagnement de musique, qui a lieu le matin en présence du" sultan et des grands officiers de sa cour. -^ Le mot arabe n'est indiqué ici que comme un sim|^ rapprochement de termes identiques , et non comme la rame du mot français, qui se dit spécialement des concerts donnés le matin sous les fenêtres de quelqu'un. On sait que ceux du soir se nomment séré-

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