‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 38 sur 173 · BAL · texte numérisé non relu

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tours; belvédère. — De là viennent probablement, malgré raltération d'orthographe, Titalien haicont et le français haleofty galerie ornée; d'une balustrade devant les fenêtres des maisons de luxe.

BALSAMIER,s. m. (p.) ^UL) hamam. Art)re qui produit le baume de la Mecque, ou de Judée , espèee de suc résineux. — On peut paiement rapporter hawnu au grec ^â>(r«fAov, mais il ne faut pas oublier que le ternie persan est d'un usage plus répandu chez les peuples orientaux.

BALZAN, adj. m. (a,) ^^^wsc^b pour v^ Uvecy Jl le, ^j^»^ heau. Se dit d'un cheval noir ou bai qui porte aux pieds des marques blanches, regardées comme un signe de beauté. — Puisqu'on écrit aieza/n , ^ on ne coni^oit guère le motif <iui fait retrancher Ve de haizan , tiré de la même racine. Dans les dictionnaires français , ce dernier mot n'est présenté que comme un ac^ectif masculin, et l'on ne trouve à cet égard aucun détail. Pour parler étymologiquement, ce n'est pas un adjectif, mais une locution composée d'une préposition, d'un article, ëi d'un adjectif pris substantivement, et signifiant : avecie éeau , ou, si l'on veut, avec la (marque de) heauté. Voilà ce qui rend invariable en français le faux adjectif haizojn^ qui d'ailleurs est d'un emploi trçsrare. On dit plutôt : chevai qui parte une hoAza/nc , des

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éaizanes. Toutefois, le substantif éaizane^ admis au man^e, n'est pas en rapport direct avec sa racine; car la lettre é est complètement inutile pour la formatitm du mot; il semble qu'on devrait dire, en conservant Farticle arabe, comme on le fait pour d'autres mots : cheval qui porte des aizo/nes (mieux aifias€mts)\ mais haizane^ consacré par Tusage, sert à désigner la marque blanche placée aux pieds de certains chevaux; et Ton ne peut que signaler la forme vicieuse de l'expression.

BANDE, s. f. (p.) JuLj iien piat et large ^ qui sert à envelopper quelque chose. — Les acceptions figurées de ce mot sont assez nombreuses dans nos dictionnaires; mais le radical persan ne rappelle ici que l'idée de /ter , de retenir.

BANNIÈRE, s. f. (p.) Juy handcy hanuieratle. Sorte d'étendard qui précède les confréries dans les processions. Il est ordinairement formé d'une étoiFe de soie brodée, représentant la figure de quelque saint, et supportée par un bâton horizontal attaché à un long manche. Autrefois on appelait ainsi le drapeau d'un seigneur qui menait ses vassaux à la guerre. —-Le même terme se retrouve dans le latin barbare iajndum et l'espagnol éandera,

BARMÉKlDES,n. pr.pl. (a.) ï^\j} pi. de cf^j^ descendant de Barmek "^y,. Famille

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puissante, issue du Khorasan, et qui fournit des vizirs à iâ dynastie Abbasside. Djafar, ftls de Yahya, dernier prince de cette famille, fut mis à mort, en 803 de notre ère, par l'ordre du khalife Haroun arraciiid; les gens de sa maison et ses amis, emprisonnés à Rakka, subirent le même sort . Cette fin déplorable anéantit la race des Barmékides, dont la générosité^ devenue proverbiale, attirait auprès d'eux rélite des savants et tous les genres de mérite.

BASIN, s. m. (T.) ^ toiie. ÉtoiFe croisée, de fil et de coton. Autrefois fort estimée en France , cette étofib est aujourd'hui presque abandonnée; mais la Turquie, la Perse et Tlnde en font encore un très-grand usage, — On ne peut s'empêche^* de reconnaître dans le mot turc Torigine du français hasin.

BATELEUR, s. m. (a.) JJslj futile^ frivole; dérivé de Jiaj se livrer à des futUités, Se dit, en français, d'un faiseur de tours sur les places publiques. -^ On fait venir haieieur du latin halotro, mais la racine arabe me parait plus exacte.

BAZAR, s. m. (p.) jhu marché. Galeries couvertes, en Orient, où se tiennent les bijoutiers, les marchands d'objets précieux, d'étofles, d'esclaves, etc. — En France, c'est un lieu d'exposition , destiné à la vente des produits des arts et de l'industrie.

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BEDAINE, s. f. (a.) ^Jo^ ventre. Ternie comique pour désigner au gros veutre. — Bien que éedaine dise plus que ventre^ ou ne laisse pas d'ajouter [)arfois à sa significalion , au moyen de quelque épithète, telle que groése^ large ^ etc. : Quelle large éedavnel

BEDON, s. m. (a.) ^oIj gros et grm^ dérivé de ^^-^ ^*^« ou devenir gra^. On dit quelquefois en français, par plaisanterie, d!un homme chargé d'embonpoint : C'est un gros ôedon,

BÉDOUlN,s. m. (a.) yJ-j"^ 'i P'- wb'^ nomade^ dérivé de 1^^ mener ufie vie errante. Épithète donnée aux tribus répandues dans les déserts de F Arabie, de TEgypte, de la Syrie, et dans plusieurs autres parties de l'Afrique et de l'Asie. Chacuue de ces tribus, oii le type arabe se retrouve presque dans sa pureté primitive, obéit à un chef appelé cheikh, lors^ qu'elle est peu nombreuse, ou^tr , si elle est considé^ rable. Elle prend toujours le nom de celui qui la dirige : ainsi, de Ouail descendaient les Béni Oudïl^ contemporains et ennemis de Mahomet; de *Ahes^ qui se donna comme prophète après le fondateur de l'islamisme, viennent les Béni 'Aies, habitants du Djebel Hasan (mont de Hasan) , au nord d'Yambo, etc. — De tous leè Arabes, les Bédouins sont ceux qui parlent le plus correctement

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