‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 39 sur 173 · BEL · texte numérisé non relu

BEL

leur langue. On peut^ consulter sur leurs mœurs les renseignements précieux fournis par Burckhardt dans le tome m de ses Voyagea e/n^ Arabie y traduits de Tanglais par M: Eyriès. Paris, Arthus-Bertrand, 1835; in-8*. — Depuis 1830 , les nombreuses victoires remportées par nos soldats sur les Bédouins de TAlgérie nous ont rendu si familier le nom de ces Arabes, qu'il est aujourd'hui connu de tous les Français.

BEÎLER BEY, s. m. (x.) ^^Xj ^^JLCj seigneur des seigneurs. Titre réservé aux gouverneurs généraux de TEmpire turc. Celui de la Roumilie réside à Sophia ou à Monastir, et celui d'Anatolie à Kutahia. Trois queues de cheval, deux grands drapeaux , et une musique militait^e qui les accompagne dans les marches solennelles, sont les principales marques de leur dignité. — On écrit aussi begler beg.

BEÏLIliTCHI , s. m. (t.) Yice^chancelier, à Constantinople, chargé spécialement d'expédier aux gouverneurs de provinces les ordres de la Porte relatifs aux affaires intérieures ou extérieures.

BÉLED ELDJÉRIÎ), n. pr. (a.) JuL pays^ Jl article, ^.h^ iranche de paimier qui n'a plus de feuilles. Partie méridionale du royaume de Tunis , ainsi appelée à cause de la grande quantité de

56 BËN

palmiers qui y croissent et qui fournissent en abondance des dattes aux Etats barbaresques, d'où on les transporte en divers pays d'Europe.

BEN, s. m. (A.) ^b Arbre d'Arabie, produisant une sorte de noix dont on extrait de l'huile pour la parfumerie. — C'est aussi le nom d'une plante caryophyilée, à racine cardiaque , dont il existe^deux espèces : le éen blanc, originaire idu Liban , et le éen rouge, qui crott dans d'autres parties de l'Orient. — Les dictionnaires français donnent indifféremment éehen ou 6en; mais l'orthographe éen me paratt préférable à la première, attendu que la lettre h ne figure pias dans le mot arabe.

BEN, s. -m. (a.) ^ fils, pour (^' qui se place au commencement des noms propres, et fait au pluriel ^\ Les autres pluriels de ^ sont^^ , j^ et ^, Les Musulmans réservent ordinairement ce mot pour eux seuls, et emploient à regard des Chrétiens celui de oualad ^j , dont le sens est le même. Ainsi l'on dit: ebn 'aly ^ ^jl fiU d'Ali; moh'ammed BEN moust'afa j k.flp ^ jji!s^ Moham^

mtd fiis de Moustafa; mais on dira, pour désigner le chrétien Pierre, fils de Paul : BOT'aotJS oualad boûloûs ^j^^y jJj ij^j^,''^l'e pluriel yj ou Jj^ en tête d'un nom propre, sert aussi à désigner les membres d'une

Page 1