‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 40 sur 173 · BÉDOUIN · texte numérisé non relu

BÉDOUIN

BENJAMIN, n. pr. (a.) ^ fils y ^j^^ heureux y fortuné. Nom propre employé communément pour désigner un enfant préféré {)ar ses parents à ses frères et sœurs, par allusion à la prédilection de Jacob pour le dernier de ses fils. — ^x^ , en arabe, signifie ie coté droite comme en hébreu; or, on sait, d'après l'Ecriture sainte, que la droite est réservée aux ifons , et ta gauche aux méchants , ce qui a fait donner à l'adjectif arabe le-sens d'heureux, fortuné,

BERBER, ÈRE, s. et adj. (a.) jij^ Nom des habitants^ primitifs de l'Afrique du Nord. Les Berbers ne sont autres que les descendants des Libyens, répandus autrefois dians TÉgypte etdansFInde. Repoussés de ces contrées, à la suite de guerres sanglantes, ils furent bientôt forcés de chercher un refuge dans les parties désertes de l'Afrique occidentale, laissant çà et là quelques-unes de leurs familles; et s'étendant sur les bords de là Méditerranée, ils couvrirent de nombreuses tribus les plaines et l'Atlas appelé par eux Dara/n^ ou montagne, — On serait tenté de croire, au premier abord , que le mot Berher n'est qu'un redoublement de l'expression arabe Ji éerr qui signifie terr^; mais il vaut

BËR

peut-être mieux y reconnattre, avec l'historien arabe Eba Khaldoun, une origine patronymique, applicable à Bvty fils de Tamia, fils de Mazigh, un des ancêtres de la race libyeiine. Ce fut d'abord en Egypte que le mot Beràer eut du retentissement ; introduit ensuite chez les Grecs , sous la forme ^ûp^apoçf il servit à qualifier généralement les peuples d'origine et.de mœurs étrangères (Voyez V Essai historique sur tes races a/nciewnes et tnademes de V Afrique septetUrianaie ^ par M. Pascal Duprat; Paris, 18&>5; iu-8**). Barbarus, en latin, eiéariare^ en français, rappellent la même idée, et de plus se disent d'un homme farouche^ cruei. On voit par là combien les. Grecs et les Latins ont contribué à détourner ce mot de. sa signification spéciale, faute d'en avoir recherché la source. — Pour désigner les peuples du littoral de l'Afirique, on se sert généralement en France de l'épithète éarbaresque. — A l!égard de la langue des Berbers, il faut observer que le nombre de mots qu'elle renferme est assez restreint , et qu'il lui faut souvent avoir recours à l'arabe pour exprimer les objets que l' exiguïté de ses res* sources ne lui permet pas de définir. Elle ne possédait ni grammaire ni dictionnaire national , et les souvenirs du peuple qui la parle ne reposaient que sur la tradition , quand Yenture de Paradis entreprit de recueillir les mots de cette langue, à Taide de caractères arabes, accompa-

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