BOA
de ce dernier, était déjà tombée dans ToulHi chez les habitants du littoral de l'Afrique , à l'époque de Toccupation d'Alger par les Français. — Voyez dey.
BEZESTAN, s. m. (t.) .'Ixw^ littéralement marché à ia Unie. Lieu destiné en Turquie à la vente des étoffes, des bijoux, et, en général, des objets précieux.
BÉZOARD, s. m. (p.) ^^j préservateur y yt>\ foison; antidote. Concrétion pierreuse, formée dans l'estomac ou les intestins de certains animaux, et dont on faisait autrefois usage en Orient pour combattre les effets du poison. — En chimie, ZQ naot servait aussi jadis à caractériser plusieurs préparations minérales , employées comme antidote. — Malgré l'altération sensible de l'expression persane , on ne peut assigner d'autre origine au substantif français hézoard.
BIBAN, n, pr. pi. (a.) jUjjj pi. de w>lf poru. Défilé très-dangereux de l'Atlas, entre Alger et Constantine; appelé aussi bîbân elh'adîd a-j Jusr^l loVf^ Portes de fer. — Biéa/n^ étant déjà mis au pluriel, ne doit pas prendre Ys, On écrira donc : a Les Français, en 1839, sous la conduite du duc d'Orléans, vOht traversé les Bihan , c'est-à-dire les Portes de fer,y>
BOABDIL, n. pr. (a.) Corruption 4es mots abou 'abd allau ^Ut ^ y} père
BOR (il
du serviteur de Dieu, Nom du dernier roi maure de Grenade. — Après avoir détrôné son père Mouley Hasan, il fut vaincu lui-même par les troupes réunies de Ferdinand d* Aragon et d'Isabelle de Castille; il perdit, sa cou^ ronne, et alla chercher un refuge en Afrique, Tan 1&92. — Ce nom propre a subi, comme on peut s'en convaincre, une altération remarquable en venant jusqu'à nous; mais il est assez facile de le ramener à sa signification primitive.
BONDE,s. f. (p.) J^ digue. Pièce de bois mobile, servant à contenir ou à laisser échapper Teau d'un réservoir, d'un étang. Le terme ^xx-», en Turquie, se dit des réservoirs eux-mêmes. A Belgrade, village situé à quatre lieues de Constantinople, il en existe plusieurs ainsi appelés, et qui approvisionnent d'eau la capitale de l'Empire turc.
BORDAT, s. m. (a.) ï^ Petite étoffe de laine, de couleur grise ou brune, qu'on fabrique en Egypte. — Le manteau de Mahomet portait ce nom. — C'est aussi le titre mystique d'un poëme très-célèbre chez les Arabes, composé à la louange du Prophète par Abou Abd allah Mohammed, fils de Saïd^ fils de Hamad, Bousiri, en reconnaissance d'une guérison miraculeuse qu'il avait obtenue, en invoquant le nom du fondateur de l'islamisme.