‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 66 sur 173 · COR · texte numérisé non relu

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d*hui, on l'écrivait avec des lettres semblables en grande partie à celles de Talphabet grec. — On peut, sans avoir recours au grec Aiyxtnriùç, trouver dans Fétymologie de C&pu celle à! Égyptien^ puisque la même racine renferme les consonnes nécessaires à ia construction des deux mots ; il suffit, pour le second, d'adoucir la première radicale qeng.

CORAN, s. m, (â.)

Voyez ALCORAN.

CORBEAU, s. m. (a.) v^t^ Oiseau très-vorace» à plumage noir, et très-commun. Sa couleur et son appétit pour la charogne le font r^ garder par les gens du peuple comme un messager de malheur. — Cette étymologie est, sans doute, préférable à xopaS ou à carvus , donnés par plusieurs lexicographes ; car le mot grec, pour former caréeau^ aurait à subir trop de modifications , et le latin carvus se rattache à l'arabe.

CORNE, s. f. (A.).

^j9 Partie dure, saillante, de forme variée, orffinairement double, et.placée à la tète de certains animaux pour leur servir de défense. — Le mot arabe, mis au duel, désignait jadis chez les Mahométans l'extrémité de l'Orient et celle de l'Occident; aussi ont-ils donné à Alexandre le Grand l'épithète de dzou -'lqarnbïn, ou Possesseur des

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iLeux comeê (extrémités ilu monde], à cause de l'étendue de ses conquêtes.

C0R8AC, s. m. (t.) L?^J-^ Petit renard deTartarie. — L'orthographe turque n'est probablement que la transcri[>tion du terme tartare sous lequel est connu cet animal.

CORVETTE, s. f. (a.) iuiU qui va au loin, fém. de v^^» dérivé de w^ s'iioigner. Vaisseau léger, plus petit que la frégate, et dont on se sert pour aller à la découverte dans les régions lointaines. — L'étymologie arabe indique assez clairement l'usage et la destination de ce bâtiment

COTON, s. m. (a.) ^jiaJ» Sorte de duvet hianc qui recouvre les graines du cotonnier, arbuste originaire d'Arabie, et dont il existe plusieurs espèces. — Le bas prix et l'abondance de cette matière eh rendent l'usage beaucoup plus fréquent que celui du fil, de la laine ou de la. soie, pour la fabrication des vêtements.

COUFIQUE, adj. des 2 g. (a.) 3j^ de Coufa , ville de l'Irak arabe. — Épithète donnée au caractère arabe en usage à Cou£a, avant le iv^^ siècle de l'h^ire. Les lettres coufiques, de forme peu gracieuse, ne portent aucun point diacritique, ce qui en rend la lecture très-difficile. À cette écriture a succédé le nescry ,

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beaucoup plus él^ant que le eauftqtêe , et dont les lettres portent les points qui leur sont propres. Le nescrj^ est généralenient adopté par les Arabes et les Turcs ; quant aux Persans, ils préfèrent l'emploi du ta* 44g ^ autre genre d'écriture plus imiiaéù que le negorp et qui pré* sente avec lui la même diflërenee que, chez faoïps, Vitaiique avec le romain, r^Yùjei^ au mot nbs€rt\ les noms des divers genres d'écritura arabe, turque et persane.

CÔULOGHLI, s. ra. (t.) iJjSsi esclave, Jij! fiU* En Algérie, cette expression désigne les fils de Tures et de femmes mauresques. Le^ Couloghlis ou Turco-Arabes ne se rencontrent qu'en petit non^bre et dans 1-intérieur des villes soumises jadis au pouvoir des soldats turcs.

COUP, s. m. (p.) s^j&p choc de defux corps ^ pi ^^^^s^ frapper, — Il est difficile, je crois, de trouver une étymologié qui s'applique mieux au sens et à Torthographe du mot français.

COUPE, s. f. (A.) w^j^ patère, voefi à éaire, sans anse, et plus large que profond. — i^uâSa, indiqué souvent comme la racine de coupe y est moins simple et moins ancien que le mot arabe, qui n'est pas, comme on pourrait le croire, une

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imitation du français; car il «xis(e aussi dans le dialecte araméçn, ayee la même orthographe et le même seâs.

COUPOLE, s. f. (A.) LJi ifUêrieur d'un dâms, dérivé de wi, dont la â« forme signifie t^oit^^ » dntrer, — ^^Les Arabes comprennent sous là même dénomination : Textérieur d'un ddme ; une chapelle ; tout édifice qui, dans sa partie supérieure, présente une forme hémisphérique; une tente; un pavillon ; une alc6ye. Voyez ce dernier mot.

COURBAN, s. m. (a.) cJ^y offrande à Dieu y sacrifice. — Fête musulmane qui se célèbre annuellement, le 10 du mois consacré au pèlerinage, et dans laquelle on immole un grand nombre de brebis.— L'usage d'offrir des victimes à Dieu fut transmis par les Juifs aux Mahométans , qui donnent aussi le nom de ccurhan au saint sacrifice de la messe, chez les Chrétiens.

COUSCOUS, s. m. (a.) ^,. Cm . ^=^ Mélangé de viande et de ferine réduites en boulettes très-petites ({U'on fait frire dans Thuile. C'est le mets de prédQection des Arabes de l'Afrique septentrionale. Les Berbers , qui en font également un grand usage , le nomment soucsou. — On ne doit pas écrire couêcoussaui rien n'autorise l'emploi de la troisième syllabe.

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