‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 74 sur 173 · H8 ÉM · texte numérisé non relu

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reuse, située sur l'Océan, et dont le port est très-fréquenté par les Orientaux. La beauté de son aspect et la fécondité de ses alentours lui ont yalu le titre i'ÉtUn ou Aden^ pris de Thébreu py lieu de délices j paradis. — La poésie française emploie souvent le mot Éden pour qualifier un séjour enchanteur.

ÉFENDI, s. m. (t.) ^ALil mattre^ seigneur ^ altération du grec «oôsvt^ç, qui agit de sa propre autorité. — En Turquie, on donne ce titre aux officiers civils, aux savants, et à tous ceux qui remplissent quelque fonction importante. — Les dictionnaires français portent également eppendi; mais, en turc, la lettre s^ (/*) ne prend pas dans ce mot le signe du redoublement.

ÉLIXIR, s. m. (A.) Jt article, ^^^«««^t guintesstnce^ extrait précieux. — Étixir se dit principalement en français des liqueurs spiritueuses que Ton extrait de diverses substances employées en médecine.

ÉMERAUDE, s. f. (p.) ^j Pierre précieuse, de couleur verte, employée eu bijouterie pour la parure des colliers, des bracelets, etc. — Le grec (TiiûpuyBoç , donné comme Tétymologie du français émeraude , n'est probablement qu'une imitation du persan.

ERE il9

ÉMIR ou'ÀMift, s. m. (a.)

^] chef^ eoiwmandant; dérivé de y\ oatrnnamder. -— Se dit du gouverneur d'une proviiice ou d'une tribu considérable ; des membres de la famille d'Ali, gendre de Mahomet. — Les premiers «successeurs du Prophète, et les autres- khalifes à leur imitation , prirent individuellement le titre de ^jr^Jit j^\ prigice des eroya/nts. Cette expression a souvent été défigurée par de vieux autei^rs français, qui ont changé âm€r aimcAnmiîn en mi&a- MOLiN. Les Turcs et les Persans disent quelquefois mit pour àmir^ surtout quand ce mot doit en précéder un autre. — Amiral n'est aussi qu'une altération des mots

jSKT^ j^\ êmiir oAhakW [chef de 4a tner), dont on «i conservé le premier suivi de l'article du second. Le titre qui correspond aujourd'hui en Turquie au grade d!ami' rat est capitan fâcha. — Voyez ce mot.

ÉPONGE, s. f. (p.)

. ^JL^t Substance élastique et poreuse qui se trouve principalement dans la mer et sert à divers besoins domes^ tiques. — Le même mot se retrouve dans le grec <n:6yyoç^ le latin spangia, Titalien sjmgna^ l'anglais sptmge, etc. -^Aujourd'hui les Arabes emploient quelquefois le terme p«*san dans le sens de éeignei, pâte frite à l'huile.

ÈRE, s. f. (A.) 'iÀj\ date, époque fixe; dérivé de ^^\ dater, — On

\ iO ÉTO

chercherait en vain dans les dictionnaires franf^is une explication satisfaisante sur rorigine du mot ère; aucun d'eux ne la fait connaître. — Pour mieux faire ressortir Texactitude de la racine arabe, il est bon de rappeler qu'elle est en rapport avec l'hébreu nv twuvelU itme^' qui sert à régler le temps, et que -^jl^' (au pi. ^^y ), dérivé de ^j\ , désigne une chronique ^ des cmtuHes.

ESTIVE, s, f. (T.) ^,^^-i:--t Chargement d'un navire que l'on opère en comprimant les marchandises , particulièrement les 1)alles de coton et de laine, afin qu'elles occupent le moins de place, possible. — Ce terme, fort usité sur la Méditerranée, pré* sente une grande analogie avec le sens du verbe grec oret^w, presser y fouler.

ÉTOUFFER, V. a. et n. (a.) Utl éteindre (le feu), et au figuré comprimer, faire cesser (la colère, la révolte, etc.), k' forme de Lit s'éteindre, La 2"^ forme Li-^ présente le même sens que la ^% mais V\ de cette dernière semble justifier l'emploi de la lettre é dans le verbe français. — Étouffer ^ au neutre, correspond à la 1'^ forme arabe. On dit étouffer, pour : ma/nqu>er d'air , périr faute de respiration; être suffoqué par excès de rire ou de coière, — En vain chercherait-OQ dans les dictionnaires quelque chose de satisfaisant sur l'origine du verbe étouffer : les uns le font

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venir du grec, les autres du latin ; mais rien ne parait aussi précis que le radical arabe.

EUPHRATE, n. pr. (a.) «oty Fleuve d'Asie, qui prend sa source au mont Ararat, en Arménie, et se jette dans le golfe Persique, après avoir uni ses eaux à celles du Tigre. — Les Arabes le désignent souvent par le seul mot nehr^ fleuve. — C'est un des quatre fleuves dont la, source, suivant la Genèse, était placée dans le Paradis terrestre. Les trois autres s'appe* laient le Phisouy le.Géhon et le Tigre.

ÉVIDENT, E, adj. (p,) jjijy) manifeste^ ciadr. —Malgré l'analogie de l'adjectif français avec son correspondant latin, il vaut mieux attribuer à tous deux une originrpersane. En effet, evidens^ qui semble tenir à vidercy n'en vient réellement pas ; il faudrait, pour cela, que cet adjectif , dont la forme est semblable à celle du participe présent t;t^en« (voyant) ^ rappelât comme ce dernier l'action du sujet. 11 est cer* tain qu'il désigne une manière d'être , et s'applique non à celui qui voit, mais à la chose vue clairement ^ incontestahUment, — Donc , la racine n'est pas latine. — La suppression de Vh dans la transcription de la lettre ^ hé ne saurait rien prouver contre l'authenticité du radical persan, attendu que l'aspiration représentée par cette lettre est très-peu sensible.

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EXILER, V. a. (a.) Jj& bannir^ exiler. — GesX du latin txHtiwm^ exsu- (are, que les étymologistes font venir exil, exiler; mais il faut remarquer que le verbe exmiare est neutre, qu'il signifie ^re exilé, et n*est point transitif. Ainsi, l'expression française se lie intimement & l'arabe. — Dans le sens figuré, s'exiier désigne l'action de se retirer^ de féîaigner (du monde, des affaires, etc.); en arabe, Jy^^ 8* forme de J)», offre la même idée, et le mot ïijjiju» (mou'tazaiet)^ qui en dérive, appliqué aux membres d'une secte musulmane, peut se traduire en français par sér parés j dissidents. Voyez moutazâlites.

ÉZAN, s. 'm. (A.) ^bt appet {des Musuimans à la prière) , dérivé de j^t proelwmer. Véza/na lieu cinq fois par jour, et le crieur qui l'annonce aux Musulmans du haut des minarets porte le titre de modezzin. Voyez ce mot. — Voici là formule de cet appel : aIJj J^' j::^ JJ! bJ? ^1 )i st' i^Zô \ Je J^ H n'y a de Dieu que Dieu ! Mahomet est f envoyé de Dieu! Venez à la prière î

FAKIR ou FAQuiR, s. m. (a.) j.-;JLi pi. \jJL3 indigent^ pauvre; dérivé de ^-ai être

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