‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 75 sur 173 · FAT · texte numérisé non relu

FAT

pauvre. Épithète donnée dans llnde Sa des religieux musulmans qui font vœu de pau?reté ; elle répond à celle de derviche chez les Persans. C'est aux fakirs qu'est attri* buée la découverte de la propriété enivrante du hachicbe ; aussi cette plante est-elle appelée b^achIch blfouqabâ LijJ! ij&tJua. her6e des fakir$ ou des pauvres. Voyez

HACHICBE.

FALAQUE, s. f. (T.) aS^ Instrument de bois qui sert, au moyen d'une corde, à attacher les jambes d'un patient, pour lui donner la bastonnade sur la plante des pieds. — Faiaque désigne aussi, par extension, le supplice de ia éastonnade.

FANER (SE), V. pr. (a.) ^^J languir^ sed^sécher; périr, -^ Le verbe arabe, qui ne s'emploie qu'au neutre, se dit d'une fleur qui se flétrit, d'un,e femme qui perd sa beauté, et en général de toutes les choses périssables de ce monde; il répond donc exactement au fhinijais. -^ faner , v. a., couper Therbe d'une prairie pour la faire sécher, appartient à la même racine. — fane, s. f., se dit des feuilles sèches destinées à servir de litière aux animaux, et foin, s. m., de l'herbe des prés que l'on coupe et que l'on fait sécher pour la nourriture des bètes de somme.

FATIMA, n. pr. (a.) ^Lj Nom de la fille de Mahomet, épouse d'Ali. Delà

iU FEL

vient l'épithète de fatihite (Ll^UDt), portée par la dynastie des khalifes musulmans qui prétendaient descendre en droite ligne de Fatima et d'Ali. Ces princes régnèrent longtemps 5ur l'Egypte. = — Presque tous les dictionnaires donnent Fathimites; mais la lettre h ne ' faisant pas essentiellement partie du mot, il vaut mieux la rejeter. Le i> n'exprime qu'une articulation plus forte que celle du o^ , et non les deux lettres t h. Il est vrai , cependant , que la plupart des orientalistes ajoutent ordinairement une h aux lettres simples pour représenter leurs correspondantes emphatiques; mais ce système de transcription ne laisse pas de renfermer des inconvénients; il expose à faire prendre une lettre pour deux.

FAUTE, s. f. (A.) «O^ manque^ omission^ négligence; dérivé de C^Li mon^tier, échapper^ passer outre ^ et de plus, périr ^ venir à n^mquer. Dans ce dernier cas , C->y est synonyme de o^ martf et les écrivains orientaux emploient souvent à la fois ces deux mots. — On chercherait en vain dans la langue latine une orthographe analogue à celle du substantif /au^e, exactement donnée par la racine arabe.

FELLAH, s. m. (a.) ^^ laboureur^ nom de métier dérivé de ^Li labourer. — C'est ainsi qu'on désigne particulièrement les paysans de la Haute-Egypte. — Le pluriel français se forme par

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