FOU
verbe' 5s;^of/a« recevoir: trav5ox«ê^^ii, ^teu oA tout te monde se nisseméie.
FOUR, FOURNEAU, s. m. (a.) ^y Mot arabe dont le sens est le même qu'en français. Le four est un lieu voûté qu'on fait chauffer pour y cuire le pain, la pâtisserie, etc. — On appelle foubnaise un four plus considérable, destiné à recevoir un très-grand feu, et qui sert à la fonte des métaux. — fourneau se dit ordinairement du meuble de cuisine sur lequel on cuit les aliments; le combustible qu'on y met repose sur une grille à travers laquelle passe la cendre. — C'est de Tarabe que viennent les mots latins furmis et fornax^ donnés par les dictionnaires comme racines de four et fournaise.
FOURBE,adi. des2g. (p.)^ Lj^ trompeur^ imposteur qui cherche à nuire, — Voyez FRIPON. — L'adjectif italien furio^ qui exprime la même idée, dérive aussi de la racine persane. — On rencontre parfois dans le style élevé, et surtout en poésie, le substantif féminin fourbe employé pour tromperie , fourherie. Ainsi Racine met dans la bouche d'Athalie cette imprécation contre Joad :
Ta fourbe à cet enfant, traître, sera fuiiesle.
D'un fantôme odieux , soldats , délivrez-moi !
V Àthalief acte V, sc^ne b.
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En persan v^^i étymologiedu substantif /bur6e, remplit la même fonction et signifie tromperie, déception, iUtmon.
FRÈRE, s. m. (p.) j^U* fr^^^' Le substantif français n*est qu'une corruption dq latin frater, dans legiiel le persan se trouve tout entier, au moyen de la simple permutation des lettres 6, d en f, t. — A Tappui de Te'tymologie orientale, on peut citer également l'anglais hrother et Tallemand hruder^ dont la prononciation offre une grande analogie avec celle du persan.
FRICTION, s. f. (A.) vJji frottement^ dont le Sens propre indique l'action de presser entre ses mains un épi pour en extraire le grain. — Il est évident que du radical arabe «Jy frotter viennent les expressions latines fricare, fricamentum, fricatio et frictio, traduites en français par frotter, frottement, friction. Ce dernier mot n'est ordinairement usité dans notre langue que pour désigner le frottement d'une partie malade du corps, à l'aide de la main, d'une brosse ou d'un Uniment.
FRIPON, NE, subst. (p.) L*jy et «A^i^ji participe de jX^^ tromper, abuser, séduire; friponner. Se dit d'un voleur adroit, d'un homme^ fourhe qui emploie la ruse pour parvenir à faire
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des dupes. — Rien de satisfaisant n'est donné par les dictionnaires fran<;ais à regard de l*étymologie de fripon, qu'on obtient facilement du persan , en changeant, en /i le w' du radical w-j^ , origine de fourhe ou four- ' herie. De cette^ manière , les deux termes, dont la source est commune , s'expliquent l'un par l'autre.
FROID, s. m. (A.) ^^ froid y absence de chaleur, au physique et au moral. — On donne ordinairement pour racine de froid le latin frigus^ d'où dérive l'adjectif frigidus; mais il faut remarquer que la lettre g ne fait pas partie du mot français, et de plus, que l'italien freddo reproduit exactement, comme froid ^ la racine arabe, en changeant en f la première radicale w» if , permutation très-fréquente. — Le substantif froideur est synonyme de froid en français; cependant, pour désigner la rigueur de l'atmosphère, on dit mieux : ia froidure.
FUTILE, adj. des 2 g. (a.) JJ»L> vaille futile; dérivé de S— ^^^^ vain, — Cet adjectif français et son correspondant latin futUis proviennent de l'arabe , en substituant la lettre /* à la première radicale w* h. Souvent la permutation d'une lettre faible en sa forte du même ordre, et vi^ce versa, conduit à la découverte d'une racine commune à des mots qui paraissent, au premier coup d'œil, étrangers l'un à