‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 93 sur 173 · HAR 1M · texte numérisé non relu

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halo dans la langue latine, et «W dans la langue grecque ; mais ces deux termes ne sont-Us pas eux-mêmes empruntés aux Arabes, adonnés par goût à Tastrologie?

HANAP, s. m. (a.) s^Ld, pi. sji^bL» cùupe, grand vase à boire dont on se serrait jadis à la cour de divers sultans. --«-Les historiens arabes Abou 'Imah&sen, Makrizi et Nouaïri parlent de ce genre de vase , qui paratt avoir donné natssanee au français hanap, négligé totalement aujourd'hui , et dont il n'est guère fait mention que dans de vieux fabliaux. — Ce renseignement est dû à M. Quatremère.

HANBALITE, s. m. (a.) ^l^ Qui suit la doctrine de Ahmed ben Uanbal, fondateur d'une des quatre sectes orthodoxes du mahométisme. — Hanbal naquit à Baghdad l'an 786 de Jésus-Christ. — Le rite établi par cet imam n'est plus guère en vigueur aujourd'hui que parmi les Arabes.

HANIFITE, s. m. (a.) J^Àj^ Partisan de Abou Hanifa ^anno'mân, un des quatre imams orthodoxes, et dont le rite est aujourd'hui gênéralement suivi dans l'Empite des Osmanlis. — Abou Hanifa périt empoisonné à Baghdad , Tan 767 de Jésus-Christ.

HARASSER, v. a. (a.) ^pA fatiguer, éreinter { une béte de somme ou un esclave, par une marche forcée). — On dit aussi au figurée

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(des longues recherches harassent Tesprit». — Il suffit de transposer les deux dernières radicales pour obtenir exactement le verbe français harasser, dont la première syllabe rappelle l'aspiration de la consonne arabe ^ (h'a),

— Cette étymologie paraîtra sans doute préférable au grec àpà(T(Teiv donné par les dictionnaires, et déjà composé lui-même de Va augmentatif et de pMtretv arracher, r&iiverser, sens un peu détourné de Tacception ordinaire du verbe harasser.

HAREM, s. m. (a.) >•». chose sacrée , invioiahie , défendue ou réservée ^ certains ttsa^es (comme le temple et le territoire de la Mecque); dérivé de ajs^ défendre ou dédarer invioiahie. En Orient , on appelle harem Tapp^rtement des femmes, parce que nul étranger i^'y doit pénétrer. Ce mot sert quelquefois en France à désigner un lieu de prostitution, mais les Musulmans n'emploient jamais de'terme équivoque lorsqu'il s*agit de leurs femmes, dont ils évitent toujours de parler. — Écrivez harems, au pluriel.

— C'est à tort que les dictionnaires français attribuent le même sens à sérâï. Voyez sébaï.

HEDJAZ, n. pr. (a.) jLar^^ pays roeaiiieux et couvert de tnontagnes. Nom donné à la partie de TArabie qui est située à l'est de la mer Rouge, et dont les villes principales sont la Mecque

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et JMédine. C'est la plus petite des trois divisions de T Arabie, celle que les géographes grecs appelaient UzTpaioL ou Pétrée , à cause des nombreux rochers qu'on y rencontre.

— Le nord du Hedjaz renferme peu d'habitants, en raison de sa stérilité; mais la partie méridionale, aux environs de la mer Rouge , est plus fertile et plus peuplée.

HÉGIRE, s. f. (A.) ï;ar* émigraHon, dérivé de js:^ émigrer, — Hégire se dit spécialement de Témigration de Mahomet, lorsque, persécuté par les habitants de la Mecque et menacé d'être assassiné par les Koreïchites, il alla chercher un refuge à Médine. Quelques années après, le khalife Omar prescrivit aux Musulmans d'adopter une ère nouvelle , en mémQire de cet événement. Bien que la fuite du fondateur de l'islamisme n'ait eu lieu que le troisième mois de l'année alors en usage, on remonta, pour fixer l'ère de l'hégire, jusqu'au premier mois, appelé monh'arrem (ou sacré)^ dont le premier jour correspondait au jeudi 15 juillet de l'an 622 de Jésus-Christ, d'après le calcul astronomique, et au vendredi 16 juillet, selon les Musulmans, qui ne comptent le premier jour du mois qu'au moment de l'apparition visible de la lune dans le ciel.

— Avant Mahomet, l'année des Arabes était solaire ; mais depuis l'hégire, ils ont adopté l'année lunaire, en conservaut aux mois qui la composent leur ancienne dénomina-

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tion, ce qui ne laisse pas de présenter un grand inconvénient, puisque, étant plus courts que les mois sol^res et se succédant sans interruption', les mois lunaires arrivent tantôt dans une saison, tantôt dans une autre. Us ont alternativement 30 et 29 jours» et forment un total de 3&k jours pour l'année; mais Tannée lunaire exacte a dSk jours 8 heures kS minutes. €et excédant d'heures et de minutes produit, au bout d'un cycle de trente ans, 11 jours de plus, qu'il a fallu répartir sur onze années, savoir : la 2% 5% 7% 10% 13% 16% 18% 21% 24% 26* et 29' du cycle , afin de mettre en rapport l'année vulgaire avec le cours de la lune. C'est au dernier mots de l'année musulmane que s'ajoute le jour intercalaire.

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