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ANCIENNES MESURES

Anée. Chai*ge d'un âne. (V. BarsoUée.) Il était d*usage, autrefois, de vendre certains objets sans autre désignation de mesure que la charge onKiialre d'une bète de somme ou d'une voiture. Ainsi, on achetait une ânée de bois, une barsollée de fourrage, une charretée de vin. (V. ce mot.) Ces mesures, à peu près exactes, suffisaient surtout dans le petit commerce, et principalement dans les transactions entre particuliers.

Arpent. Mesure agraire variant avec les localités.

L'arpent de Vendôme contenait cent perches de 28 pieds de côté. Il représentait 82 ares 72 centiares. On le divisait plus ordinairement en quatre -^Àrtiers, ou en 16 boisselées de 5 ares 17 centiares. Les boië* se mesuraient à la perche des eaux et forêts de 22 pieds de côté; l'arpent des eaux et forêts, généralement usité pour les bois, était de 51 ares 7 centiares. On divisait aussi cet arpent en 16 boisselées.

Il ne faut pas confondre l'arpent avec la septerée, la sextrée ou sétrée, qui ne contenait que 75 perches. Le quartier était le tiers de la sétrée.

L'arpent de Fréteval contenait cent perches ou chatnées, de 22 pieds, soit 51 ares 7 centiares. On le divisait en demi-arpent, quartier ou en 10 boisselées de 5 ares 11 centiares. La boisselée se subdivisait en deux maillées, contenant elle-même quatre quartes ou cartes, dette mesure était usitée pour les prés, vignes et bois. Pour les terres, on arpentait au setier de 120 perches, qui se divisait en 2 mines, 4 muids et 12 boisseaux. Le setier était de 61 ares 29 centiares.

L'arpent de Droué avait une contenance de 100 perches de 20 pieds. On le nommait aussi setier ; il représentait 42 ares 21 cent. On le divisait en 100 perches. Mais, le plus communément, le demi-arpent se nommait mine, le quartier de 25 perches minot. On le divisait aussi en 12 boisselées de 3 ares 51 centiares.

L'arpent de Mondoubleau contenait 100 perches de 25 pieds

de côlé. La perche se nommait aussi chaînée. L'arpent se divisait encore en 8 boisselées.

L'arpent de Montoire avait la même contenance. Il se divisait en demi-arpent et quartiers, ou en 10 boisselées, ou 16 quarts ; le quart était donc la quatrième partie du quartier.

Les prés, les vignes et les bois se mesuraient à l'arpent des eaux et forêts.

A Morée, il existait une mesure dite le petit arpent, qui ne contenait que 88 perches de 22 pieds. Cet arpent n'était donc que de 40 ares 85 centiares. ^

L'arpent d'IIerbault était de cent perches de 24 pieds, divisé en 4 quartiers ou 9 boisselées. L'arpent des eaux et forêts se divisait aussi en 9 boisselées.

L'arpent d'Oucques était celui des eaux et forêts. 11 se divisait en deux mines, la mine en deux minots, le minot ou quartier en deux boisseaux, ou quatre quarts, ou huit demi-quarts. Le demi-quart se nommait aussi gerbe. L'arpent portait aussi le nom de sextier ou sétier. On prononce le plus souvent s'tier.

L'arpent, d'après le témoignage des auteurs latins, qui l'appellent aripennis, était une mesure usitée par les Gaulois.

Aune. Mesure de longueur usitée dans le commerce des étofîes. Cette longueur représentait 3 pieds 7 pouces 10 lignes 5/G, équivalant à 1 mètre 19 centimètres. Bien qu'il existât dans les magasins des aunes en bois, il était d'usage de mesurer l'étoffe en la prenant entre le pouce et l'index de la main droite et en allongeant le bras. On faisait ensuite glisser la main gauche sur l'étoffe pour la tendre jusqu'à ce qu'elle s'appliquât sur l'épaule gauche. Cette manière, paraît-il, était plus rapide et le client s'en contentait. Du reste, la même étofTe mesurée au bras ou à l'aune ne présentait qu'une différence insignifiante.

Bacon. Droit féodal, variable suivant les régions, qui se percevait en nature sur les porcs tués. Il consistait en une portion du porc abattu.

Balise. Terme forestier. Ce n'est pas à proprement parler une mesure. C'est une partie du bois séparée du reste par une brisée ou balisage faite par le propriétaire ou le forestier pour délimiter une vente et indiquer l'endroit où doit s'arrêter l'exploitation.

Barsollée. Charge de fourrage ou de bois portée sur la bnrsolle, sorte de bât (V. ce mot), par une bête de somme. Labarsollée était de dix fagots ou bottes, dont le poids variait suivant les localités et la force de l'animal.

Bauge. Bûton senant à mesurer. Ce n'est pas une mesure officielle, mais une mesure relative dans le sens de calibre, gabarit, etc. On lui donne une mesure de convention suivant Tobjet qu'on veut mesurer, ou mieux reproduire d'après une mesure donnée. Les jardiniers s'en servent pour diviser leur terrain en planches égales. La bauge est souvent divisée en parties égales ou symétriques, par exemple lorsqu'on veut faire des plantations à égales distances.

Billette. La billette était un petit faisceau de menu bois ou une bille de bois que l'on suspendait à l'entrée des villes ou des endroits sujets à péage, pour indiquer le lieu où se percevait le droit.

« Le seigneur péager était tenu de suspendre à une branchière ou potence une bille de bois en signe de son droit et pour avertir le passant qu'il eût à payer. Plus tard, dans certains lieux, on remplaça la billette par une pancarte fixée sur un poteau, indiquant la nature et le tarif des droits à payer. »

(Mantbllier.)

Le seul souvenir qui existe de la billette est le bouchon des cabarets de campagne où l'on suspend un chapelet de pommas en aussi grand nombre que la pinte se vend de sous. Encore croyons-nous que, môme dans les parties les plus reculées du Perche, cet usage a disparu presque complètement.

Blanc. Ancienne monnaie dont le nom est resté fort longtemps après sa disparition comme monnaie de compte. Six blanas équivalaient à deux sous et demi. Le blanc valait 5 deniers.

Boisselée. Ancienne mesure agraire, très usitée, et variant dans chaque localité. Ce qu'on peut ensemencer avec un boisseau de grain ; la boisselée de Vendôme était de 6 perches et un quart ou 5 ares 17 centiares.

Celle de Montoire de dix perches ou 6 ares 60 centiares.

Celle d'Oucques, de douze perches et demie ou 6 ares 14 centiares.

Celle de Fréteval était de dix perches ou 5 ares 40 centiares (1).

(1) Les contenances indiquées pour la boisselée de divers pays paraissent se contredire au premier abord; mais qu'on veuille bien se reporter aux articles arpent et perche, dont la valeur était si différente. On comprendra de suite comment 10 perches peuvent valoir en même temps 6 ares 60 centiares et 5 ares 10 centiares.

Boisseau. Mesure agraire en usage dans le pays dunois. C'était la douzième partie de Tarpent de 120 perches de 22 pieds, soit dix perches ou 6 ares 12 centiares.

Boisseau. Mesure d(; capacité, variant de contenance et de forme. Le grain se vendait au muid et au setier, et en détail au boisseau.

Le boisseau de Vendôme était un cylindre surbaissé, ayant comme hauteur le tiers du diamètre, analogue, comme forme, aux tambours dont on se sert actuellement. Il doit encore exister, dans quelques maisons, de ces anciens boisseaux.

Le boisseau étalon en métal était déposé sous le porche de l'église collégiale de Saint-Georges, au château. Ce boisseau contenait dix-huit livres de blé, ou 12 litres 3 décilitres. En 1802, le décalitre fut adopté sous le nom de boisseau. En 1816, le poids du double boisseau de blé fut fixé à 38 livres. En 1832, la mesure fut ûxée à 37 livres, le double de Tancien boisseau.

Le boisseau de Mondoubleau, la douzième partie du setier local, contenait 19 litres 8 décilitres et pesait 30 livres.

Le boisseau de Montoire était de 17 litres pesant 25 livres.

A Oucques, Herbault et Marchenoir, le poids était de 20 livres, et la contenance de 13 litres 8 déc.

A Droué et La Ville-aux-Clercs, le boisseau était le môme que celui de Vendôme.

Boisseau d'eau. Terme de fontainier. Orifice devant débiter une quantité déterminée de liquide dans un temps donné.

Brasse. Mesure de longueur, usitée pour les cordages. On mesurait la brasse en prenant de la main droite l'extrémité de la corde et en étendant les deux bras. Les cordiers mesurent encore quelquefois la ficelle à la brasse, mais l'usage de vendre au poids devient de plus en plus commun.

Busse ou buse. Ce mot était autrefois synonyme de poinçon de 228 litres. Aujourd'hui il ne désigne plus qu'une vieille futaille défoncée par un bout et hors de service. On s'en sert quelquefois pour aller chercher la vendange dans la vigne.

Bussard. Tinette, tonneau portatif en forme de cône tronqué, qui servait à mettre la farine. On prononce Bussâ,

Carte ou quarte. Mesure agraire de la Beauce, en usage à Fréteval. C'est le quart du boisseau de Prélevai. La quarte valait 1 are 66 cent. (V. Aident.)

Charrue de terre. Mesure agraire, représentant 36 arpents de cent perches. I.a oliarnie variait (ione de contenance avec Tarpent. C'est la quantité de terre qu'on pouvait cultiver avec une seule charrue.

CSharretée. Certaines marchandises se vendaient autrefois à la charretée. Lacharretéede foin était deCquintauxdedix bottes, pesant chacune 12 livres.

La charretée de vin était de trois poinçons. Aujourd'hui la charge d'un cheval est de sept barriques ; cela peut donner une idée de l'état de la viabilité avant le xix*" siècle.

Chaînée. Mesure agraire, synonyme tle pcTche, ou centième partie de l'arpent.

Cinquième (pron. cinliùme). Mesure de 2 litres, le cinquième du décalitre, employé pour mesurer des graines, des petits pois, etc.

Le cinquième du débitant de vin est le cinquième du litre.

Corde. Se disait quelquefois dans le même sens que perche ou chaînée.

Corde. Mesure de capacité pour le bois de chauffage. La longueur de la bûche était de 4 pieds pouces; on Tentassait sur quatre pieds de hauteur et huit pieds de couche, soit 144 pieds cubes, ou 5 stères 48.

Aujourd'hui, la bûche se mesure à 4 pieds, et la corde représente 4 .stères 74.

ECU. Monnaie de compte, représentant 3 francs, *en souvenir de l'ancien écu de 3 livras. Les vieux campagnards ne disent pas dix-huit francs, trois cents francs, mais bien six écus, cent écus. On parlait aussi, mais plus rarement, par écu de six livres.

Eifiei (droit d'). Droit féodal du duché de Vendôme, contrôle des poids et mesures. Les droits de contrôle étaient perçus par le fermier général des poids et mesures. Les étalons étaient déposés au château sous le portique de l'église Saint-Ceorges.

Empan. Mesure approximative de longueur. C'était l'espace entre les extrémités du pouce et de l'auriculaire étendus, ce qui représente à peu près un demi-pied. Cette mesure est très employée par les enfants au jeu des canettes. (V. ce mot.)

Épaulée. Charge d'herbe qui se porte sur l'épaule. Il faut trois gironnées pour faire une épaulée et deux épaulées pour un fagot.

Gerbe. Mesure agraire en usage entre Morée et Nfarchenoir. C'est le demi-quart ou huitième partie du minot. (V. Arpent.)

Gironée Charge d*herbe qui tient dans le tablier.

Jallas. Grande seille en boissellerie, employée dans le vignoble pour transporter et soutirer le vin.

Il faut 12 jallas pour emplir une pièce de vin, la contenance en est donc de 19 litres. Remarquons que c'est une mesure conventionnelle qui n'a jamais été officielle.

Levage. Acquit à caution, confçé, passe-debout, permis de transporter ou d'enlever des objets soumis aux droits de régie ou d'octroi.

Lieue. Mesure de distance. L'ancienne lieue était de 2280 toises ou 4444 mètres, 44. On l'appelait lieue de chemin, pour la distinguer de la lieue de poste, qui n'était que de 2000 toises, soit 3898 mètres. Cette dernière lieue ne fut connue dans le Vendômois que sous Louis XVI, ù l'époque de la construction de la route de Paris en Espagne, sur laquelle on planta des bornes milliaires.

Aujourd'hui, quand on parle de la lieue, on la compte exactement de quatre kilomètres.

Lieue de moulin. Terme de droit féodal. Les vassaux, manants et habitants, étaient tenus de faire moudre leur grain au moulin seigneurial dans un rayon d'une lieue de moulin. Cette distance était fixée à mille tours de roue, c'est-à-dire mille fois la circonférence de la roue motrice, à prendre depuis le mouUn jusqu'à la maison du vassal. Dans le Vendômois, la roue était censée avoir quinze pieds de tour, ce qui donnait une distance d'environ cinq kilomètres.

Maillée. Mesure agraire contenant une demi-boisselée à Fréteval et un bois.seau à Droué. (V. Arpent.)

Marmenteau. Vieux pied d'arbre réserve comme limite; il est censé planté à 50 centimètres de la limite Dans les haies on laisse (pielqucfois des arbres à limite tige ou marmenteaux. Lors«|u'ils ont trente ans, ils- sont considérés comiiie bornes.

Main. Sorte do seille sans anse, dont la poignée est faite d'un tasseau et se trouve à l'intérieur. La main sert de mesureconventionnelle, et Cbt censée coiilenir cinci litres, le quart du jallas. Il faut donc 48 mains pour emplir un poinron.

u Mesure agraire très ancienne dans le Vendùmois, équivalant à 18 arpents, la moitié de la charrue Cette quantité de terre portait le nom de mense lorsqu'elle accompagnait des bâtiments.

Meule de cercles. Paquet de cercles en châtaignier attachés ensemble au nombre de 24. On dit aussi une rouelle de cercles.

Mine. Mesure de terre, très employée dans la Beauce, demisetier.

Minée. Contenance de six boisselées, mesure de Vendôme.

Minot. Moitié de la mine, quart de setier ou d'arpent. (V. Arpent.)

Ces tix)is mots désignent aussi des mesures de capacité pour les grains, pour le sel.

Moison. Fermage moyennant une rente faite en nature. Une ferme se loue moyennant tant d'hectolitres de grains, tant de volailles ,et de Ijeurre. On dit : cette ferme est anioisonnée moyennant tant de rente en nature.

Motte. Mesure pour le fumier. La motte de fumier est considérée comme ayant trois pieds de haut sur quatre de large et de long, soit i mètre 644.

Mouée ou moée. Ancienne mesure de terre usitée dans le Vendômois, de la contenance de neuf arpents ou douze setrées ou 144 boisselées, mesure de Vendôme, soit 7 h. 44 ares 55 c. C'est la moitié de la mense.

Moid. Mesure de capacité pour les grains. Le muid de Vendôme contenait douze setiers, ou 144 boisseaux, soit 17 hect. 67 I. Quelquefois on comptait un petit muid de 6 setiei's, ou 72 boisseaux, ou 8 h. 8:^ I. Celui d'Oucques contenait 6 seliers, ou 72 boisseaux, Autrefois il valait sept setiers et demi, 15 mines, ou 30 minots, ou 60 boisseaux de 20 livres, soit 8 hect. 292 I.; à Marchenoir, 12 setiere, ou 96 boisseaux, soit 13 hect. 256 I.

Droué, 12 setiei-s, ou 96 boisseaux, soit 11 hect. 781 1.

La Ville-aux-Clercs, 144 boisseaux, mesure de Vendôme.

Herbault, 12 setiers, ou 60 boisseaux de 20 livres.

« Le muis de Mourée (Morée) vaut nj muis vj sext. de Paris. f Le muis de Vandosme vaut iij muis xij sext. de Paris. » (Heif. de la Chambre des Comptes, de Paris. Oucange, sous Modius.)

Muid désignait aussi dans quelques localités une mesure de terre, ce qu'on pouvait ensemencer avec un muid de grain.

Nombre. Quantité de douze gerbes récoltées dans un champ. Expression usitée dans la Beauce.

Nappée. Gironnée d'herbes.

OncUn ou andaia. Largeur de fourrage que le faucheur peut abattre en marchant droit devant lui. On dit qu'un pré a tant d'ondins de largeur.

Perche. Unité des anciennes mesures de superficie. C'était un carré ayant pour côté un nombre de pieds déterminé par l'usage du pays. La perche des eaux et forêts avait 22 pieds de côté, celle de Vendôme 28, celles de Montoire, Mondoubleau, Montrichard, 25, Oucques et Fréteval, 22 pieds. (V. Arpenty Chainéej Corde.)

La perche de Vendôme étiuivaut à 82 mètres carrés 728, ou 82 centiares.

La perche de Fréteval et Oucques, 51 centiares; celle de Montoire, 66 oentiarcs.

Piohet. Vase de terre de la contenance de deux litres, ou mieux deux pintes. A la campagne, le pichet remplace la bouteille.

Pièce. Mesure de compte pour le bois de travail. La pièce ou solive représentait un parallélipipède de six pieds, sur un pied de large et six pouces d'épaisseur. — Elle équivalait à 3 pieds cubes, ou 4 dé^istère 028. Aujourd'hui, on vend encore le bois à la pièce, mais ce mot représente exactement le décistcre.

Pied. Mesure de longueur. Le pied de Vendôme équivalait à 0,325 millim. Pour faire 1 mètre, il faut 3 pieds il lignes, mais aujourd'hui, quand on parle du pied, on considère qu'il représente exactement le tiers du mètre, 0,3333.

Pinte. Mesure de liquide variant suivant les lieux :

A Vendôme, elle contenait 1 I. 17 ; à Mondoubleau, 1 1. 54 ; à Montoire, 1 I. 32 ; à Oucques, 1 1. 48.

La pinte se divisait en 2 chopines (petite chope), ou demipinte, setier ou dcmi-chopine, le setier en demi-setier, dit pot de vin. C'était à peu près la valeur d'un verre. On sert encore le demi-setier chez les débitants de vin.

Pipe- Grande tf^nne oofitenant trois poinçons de 228 litres, près de TWJ litivs. Dans le Percbe, le cidre se rend en pipe.

La pipe d'Anjoo ne contenait qne deux barriques.

Xo«s croyons devoir ciler d'anciens textes qui peuvent renseigner sur la valeur et la contenance de la pipe.

« Frattr Roherîut de Castelleduno pr'or de Tareda prioratus ejsponems apprmat gextarium bladi H «o/, êextCLrium acenœ 5 9ol. Pipojn cimiy 30 toi. »

tCka*^ de IX'iS, in tabul. majon» monasterii,)

« Jeh«o CâaTet. dd GêralJ, veaJit audit exposant une pipe de vin, à m-?sure du palz^ laquelle mesure est telle que la pipe de tîd tient quatre cheraux ou sommiers chargés de tîo. »

(Lettres de rémission, 13Si.)

Pistole. Monnaie de compte, \'alant dix Trancs. La pislole est restée usitée dans le commerce des bestiaux. — Ce cheval vaut trente-cinq pistoles.

Plumée. Romaine, balance, peson. Cétait un appareil de grande dimension |>our peser les objets très lourds. Le fléau était suspendu comme celui d'une l>alauce; d*un côté se trouvait un plateau suspendu, et sur Fautre branche du fléau gradué en divisions, on faisait glisser un poids comme dans les liascules modernes; nous avons vu des plumées dont le fléau était en bois. On dit aussi plomée.

Poinçon. Autrefois, le poinçon de Vendôme était le même que celui de Blois, contenant 240 pintes de Paris, ou 222 1. 51 c. Le poinçon de Montrichard et des bords du Cher est toujours de 272 pintes ou 253 I. 3i c.

Aujourd'hui, le poinçon de Vendôme est réputé contenir 228 litres, comme la barrique de Bordeaux. Mais, le plus souvent, il ne contient guère que 225 ou même 220 litres.

On vend, à Vendôme, le sable au poinçon enfaité, ce qui représente 250 litres, ou le quart du mètre cube.

Point. Mesure linéaire, repi\3sentant la douzième partie de la ligne, soit 0,00192.

Portoire. Vase en bois, de forme ovale, qui servait dans les vendanges pour transporter le raisin à dos de bote de somme. Les portoires se plaç^aient de chaque côté du bât. Une portoire contenait deux bottées; la somme de vendange était donc de

qiialre bottées ou le tiers d'une busse. Sur le marché de Vendôme, la portoire était considéi*ée comme mesure officielle de 25 pintes.

Posson ou paisson. Terme de droit féodal, droit d'usage pour la pâture des bestiaux.

Pouce. Douzième partie du pied, 27 millimétrés.

Quart. Fût contenant 114 litres, jauge de Vendôme. C'était le quart de la pipe d'Anjou da deux pièces, ou le quart du tonneau local de deux poinçons. Le quart d'Orléans n'était autrefois que de cinquante six litres, le poinçon était seulement de 112 litres.

Quart de vigne. Mesure agraire pour les vignes; le quart était d'une boissclée 5 ares 17 centiares, ou le douzième de l'arpent. On est tenté de croire que c'était un quartier, mais c'était le quart du quartier.

Quartaut. Petit fût, moitié du quart ou 57 litres. Mais aujourd'hui, on désigne par quartaut tout petit fût quelle qu'en soit la contenance.

Quartier. Mesure agraire, usitée seulement pour les vignes et les prés. C'est le quart de l'arpent. Le quartier de Vendôme était de 20 ares 08 centiares. C'était le tiers de la setrée; on comptait par tiere, demi-tiers de quartier, demi-quartier, quart de quartier et demi-quart.

Le quartier de Monloire était de 2 boisselées et demie, ou 10 ares 49 centiares.

Le quartier de Fréleval ou d'Oucqiies, de 12 ares 70 centiares.

Quarteron. Quart du cent, pour les objets qui se vendaient à la pièce ou au cent; et pour les objets qui se vendaient à la mesure, le quart de la mesure. Un quarteron veut dft*e le quart d'une livre ou le quart du cent. Pour les denrées qui se vendent à la pièce, le quarteron, au lieu d'être exactement de 25, est souvent de 30, notamment pour les fruits, quelquefois de 26 pour les marchandises sur lesquelles on donne les quatre au cent, comme pour la paille; de môme que la douzaine se trouve être souvent de 13, usage qui s'est conservé dans le commerce de la librairie : le libraire qui achète douze exemplaires a le treizième en ramcndot. (V. ce mot.)

Raie, ou ras, ou rez. Souvent synonyme de boisseau. Terme de

mesurage. Certaines marchandises qui se vendaient au boisseau étaient livrées soit à rez, soit enfoitées. Le son se vendait au ras, c'est-à-dire qu'on rasait la surface de la mesure avec un rouleau ; le blé à demi rez, c'est-à-dire qu'en passant le rouleau, ou rollon, on laissait à peu près la moitié de ce q^ui dépassait les bords.

Raveuglet ou ravouglette. Entonnoir en bois, de forme ronde, servant au soutirage du vin. 11 contient de 5 à 10 litres. Le grand entonnoir ovale ou en forme de cœur contient 20 litres ou un jallas.

Remuage. Synonyme de levage. (V. ce mot.)

Rottée. Terme de bûcheron, fagot entouré d'une rotte. (V. ce mol.) La dimension variait suivant les régions.

Rollon. Rouleau en bois, analogue au rouleau de pâtissier, qui sert dans le mesurage des grains à faire tomber ce qui excède la mesure. (V. ce mot.)

Sabottée. Espace de terrain compris entre la limite d'un champ et le fossé creusé sur ce terrain. D'après l'usage local, il doit rester entre le fossé et la limite une bande de terrain de la largeur d'un pied. La sabottée a pour but d'empêcher la terre du voisin de s'écrouler dans le fossé, et de lui permettre de cultiver jusqu'à l'extrême limite de sa propriété.

Septerée, setrée, sextrée, setier. Mesure agraire d'une contenance de 75 perches. On confond souvent le setier avec l'arpent. (V. Arpent.)

Setier. Mesure de capacité pour les grains, le setier contient 12 boisseaux, ou 15 décalitres. L'usage est de vendre le blé au setier, le sac contient donc un hectolitre et demi. Autrefois la conftînance du setier variait ainsi : Vendôme et Montrichard, 12 boisseaux ou 1 h. 473; Droué, 8 boisseaux ou 9 déc. 82; Mondoubleau, 12 b., ou 2 h. 374; Montoire, 12 b., ou 2 h. 034; Oucques, 8 b., ou 1 h. 1106; Herbault, 5 b., ou 6 déc. 91. Mais aujourd'hui on a adopté partout la mesure de l'hectolitre et demi, réglé à 120 kilos.

Sergent. Piquet ou échalas surmonté d'un bouchon de paille que l'on plante dans un champ ensemencé ou dans une prairie artiliciclle. Il indique qu'il est défendu de ramasser de l'herbe ou de mener les bestiaux dans cette terre.

blancs. Deux sous et demi. (V. Blanc.)

Somme. Quantité déterminée de marchandises portée par une bête de somme. La somme de fourrage était de 8 bottes de 16 livres chacune.

Toise. Mesure de longueur, représentant six pieds, ou i m. 94. Aujourd'hui on considère la toise comme ayant 2 mètres.

Veilloche. Tas de fourrage amoncelé dans une prairie et contenant à peu près le chargement d'une voiture.

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