‹ Glossaire du VendômoisChapitre 7 sur 23 · I.o pet, comme lechampagn \ Avec brait pousse ud bouchon · texte numérisé non relu

I.o pet, comme lechampagn \ Avec brait pousse ud bouchon

La vesse a le cœur plus cagne, C'est l'image du poltron.

(Ane. chanson.)

Gagner (ka-gné), v. n. Poltronner, cafarder. - Tu cagnes, tu as peur, tu vas nous lâcher. — On dit comme interjection de défi : Gagne. — Gagne de faire Cfla. — Je t*en défie. — Ghiclie à la cagiie, même sens.

Ane. fr. Cagnard, paresseux, cagner, paresser.

Du lat. canis, chien, faire le chien.

Gaille, caillot (kay'), adj. Tucheté de blanc. — Une vache caille on caillotte, marquée de blanc et de brun ou de noir. — - Un cheval pie s'appelle aussi un cheval caille. Étym. inc.

Cailles (kay'), s. f. pi. Cailloux. Les enfants jouent aux cailles avec de petits cailloux arrondis.

La Butte-aux-Cailles (Seine-et-Oise) est une éinincnce formée de petits cailloux ou galt- ts.

Les mots Caille, Caillou, ont une origine celtique.

Gaille, s. f. Jaune d'oeuf. Un œuf a deux cailles.

Gailleboter (kay'-bo-té), v. a. Se dit du sorcier qui fait passer le lait d'une vache à une autre.

Cailler (ka-ié), v. n. Dans celte loc. : Ça lui caille sur l'estomac. Il Voilù un soleil qui va encore nous cailler une nuée.

Caillon (ka-ion), s. m. Rosse, mauvais cheval. (Perche.)

Caillou (ka-iou), s. m. Vaisselle en terre «^maillée en blnnc à l'intérieur, qu'il ne faut pas confondre avec la faïence. Le vase de caillou va au feu, l'émail blanc en est toujours tresaillé.

Ane. fr. cailler, vase à boire.

Calbastreux (kal-bas-treù), adj. Se dit d'un chemin défoncé, rempli do berces, d'ornières. — Victor Hugo, dans la Légende des sii'cleSy le Crapaud, a rendu d'une manière aussi poétique que saisissante l'aspect d'un chemin calbastreux. Étvm. inc.

Calé (ka-lé», adj. Riche, bien mi^. — La maîtresse ôtait joliment calée le jour de l'assemblée. — Un bourgeois ruiement calé.

Caler (ka-lé), v. n. Se taire, céder, renoncer à une entreprise,

ciigner. — T'as beau parler haut, tu mTeras pas caler. — Quand i s'a agi de partir, il a calé.

Ane. fr. même sens. Bas-lat. Chalare, lAoher.

Galiberda (a) (ka-li-bour-da), loc. adv. A califourchon. — Portemoi à caliberdd. H On appelle la soupe à Toignon la soupe à la caliberda.

Étym. inc.

Galibier (ka-li-bié), s. m. Gros morceau de pain. — En vérité du bon Gu.ieu, il a mangé un calibier d'pain pus grous qu*sa tèle. — Quelquefois on prononce Calivier.

Câline (kA-lin'), s. f. Sorte de bonnet blanc sans ornement, bonnet de nuit que portent le> femmes le matin. (Beauce.) (W: Goulinc.) En picard, calipette.

Calorgne (ka-lorgn'), adj. Louche, borgne.

Calot (ka-lo), s. m. Noix. Suivant Furetière et le dictionnaire de Trévoux, ciilut veut dire noix écalée. Ici on ne fait pas de différence entre la noix verle et la noix sC'che; toutes deux sont des calots. On voit qu'au milieu du siècle dernier ce mot était considéré conmie français Jaubert, dans son Glossaire^ a piobablement pensé de même, puisqu'd ne donne pas le njot calot, mais seulement calottier, arbre qui produit les calols, noyer. H Grosse motte de terre. || Grosse bille d'enfant. Il Kognures de bois de charpente, morceau de bois irrégulier. — Je me chauffe avec des calots.

Calot, s. m. Petite calotte. (V. le mot suivant.) A l'école des Jésuites de la rue Lhomond, les élèves portent des calots.

Calotte (ka-lof), s. f. Sorte de capuchon attaché au grand manteau de femme nommé coifTe. La calotte de molleton blanc se portait beaucoup autrefois; on y mettait une bordure n(^re en signe de deuil.

En vieux fronrais, calle était une espèce de capuchon.

« En sa teste avoil un gros lx)nnet blanc que l'un appelle une calle cl nous autres appelons calotte, ou bonnette blanche do laine nouée et })ridée pardessous le menton. »

(BiixNTÔME, la 2^' royne Jehanne )

Calvanier, calvenier (kal-va-gnié), s. m. Ouvrier qui, dans la moisson, est chargé d'enlasser les gerbes soit dans la voilure, soit dans la grange, à Taide du broc ; ce mot se trouve dans Furetière.

Étym. inc.

Garnir (se) (ka-nii), v. r. Se tapir, se bloltir. — Le chat se camit pour guetter une souris. — Si caniir n'était pas un mot d'origine populaire, on pourrait le faire venir de Camcra, qui ne peut donner que chambrer ou cambrer

Gamomie (ka-mo-mi), s. f. Camomille, Avthemis nobilis (composées). — On appelle aussi camomie la matricaire, Mabncaria ChamomiUa,

Gainpe(kamp'), s. f. Attitude, tenue, manière de se camper. — Le souvra^e (sulfnige) dans les élections est favorable à ceux qui savent s'met' à la campe. — J'ai une douleur dans le cou, pac'que j'avais pris une mauvaise campe.

Ganaillon (ka-na-ion), s. m. Enfant, train, polisson.

Canasson (ka-na-son), s. m. Petit cheval impropre au service de la ferme, à la « grosse ouvrage »; c'est celui qui s'attèleaux voitures légèras et ne sert qu'à faire les courses. Étym. inc.

Caner (ka-nè), v. n. Reculer, se dérober, flancher, faire le plongeon comme le canard, ou mieux fuir comme le chien. (V. Gagner et Caler.)

Canette (ka-nèf), s. f. Hilles à jouer. — Les enfants jouerjt aux Ciinettes.

Ce mot, oublié presque partout aujourd'hui, était admis par le dictionnaire de Trévoux, qui donne en termes techniques les régies du jeu.

Êtvm. inc.

Canigeau (ka-ni-jo), s. m. Cachette.

Étym. inc.

Gail511ée (ka-ni-iée), s. f. Nom d'une plante aquatique : lentille d'eau qui couvre la surface des eaux dormantes, Lcmna mtnor. On dit aussi canil et quenillée.

Ktym. Canard, plante à canard (?).

Caniquet (ka-ni-ke?), s. m. Fromage de dernière qualité.

Capable (ka-pabl'), ailj. Superlatif, très bon. — Du capable cidre. — Du capable fricot.

Caquereau (ka-kro ou ka-keu-rio, suivant les localités), s. m. Petite habitation, trou de souris. H Bonnet de femme qui n'est plus en usage. Se disait surtout d*un bonnet mal fait. — En Berry, caquereau veut dire coque de noix. Ce mot parait ini diminutif de caque, vaisseau, baril.

ika-ra-l»a-<i. s. m. Mauvaise voilure suspeiulue à deux n>iies: quelquefois «.•alias, peut-être parce que la caisse de ces voilures élait en risier. De niême que nous disons aujourd'hui un |>anier. Dans le Mor\an. carabî*ne, voiture d'osier, cliar à banne. En latin, ilatiihu» veut dire bateau d'osier recouvert de cuir.

(ka-ra-biii). s. m. Sarrasin, blé nuir.

<ka-ra-fée), s. f. Giroflée jaune des murailles ou «riroflée cultivée, Cheirantus cheiri, L.

Carapie (ka-i*a-pi). Chai*ogne. — Peut-être chair à pie.

Caracfain (ka-ra-kin), s. m. Oiseau qui fait son nid duns les roseaux, connu aussi sous le nom de tire-arrache, vulprairement rossignol de rivière. (Test la fauvette tunloïde. {Sylvia iurdoïdes, Temminck).

Le cri du mAle est : cri cri, cra cra, cara, cara. Les noms de caraquin et tire-arrache sont des onomatopées grossières de son cri. Ci»t oiseau arrive au printemps comme le rossignol.

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