PRÉFACE XIX
spéciales de vie publique ou privée ont fait naître spontanément. Ainsi, nos hivers créent un genre d'existence que la langue française académique est impuissante à décrire ; c’est à la langue franco-canadienne que cela est naturellement dévolu. De fait, cette thèse semble reconnue par l’Académie elle-même, qui admet l'expression toute canadienne « Faire por/age. »
1. Nous employons un bon nombre de mots qui, rejetés par l’Académie, nous sont venus toutefois de France ; ils appartiennent à quelque patois. On trouvera dans ce glossaire le premier relevé qui en ait été fait.
Au Canada, l’on ne constatera point sans surprise cette ingérence des patois ; mais, réflexion faite, on se dira que ce glossaire est bien petit pour une #rovince française, et que, dans son ensemble, la langue académique est vraiment la langue populaire chez nous.