‹ Glossaire franco-canadien [microforme]Chapitre 9 sur 146 · PRÉFACE XVI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XVI

vations à ce sujet, soit par lettre, soit par la voie des journaux.

Tel qu'il est, ce glossaire, contenant un relevé de plus de 1750 mots, peut servir de base à une œuvre très complète. Il coin-

prend, sauf erreurs et omissions : 1° Les mots du crû canadien, les locutions bonnes

et mauvaises qui nous sont propres ; 20 les mots que nous employons habituellement et qui se retrouvent dans le patois de quelque province de France ; 3° les anglicismes et les expressions vicieuses ; 4° l'indication de plusieurs fautes de prononciation qui constituent l'accent canadien ; 50 bon nombre

, de mots très français dont l'usage a été con- 4 damné par quelques-uns de nos publicistes.

Il n’est guère question de technologie dans ce travail; je n’ai étudié que notre langue ordinaire et commune. Les mots

techniques des professions et des métiers

xXvIil PRÉFACE

demanderaient un dictionnaire spécial, et je crois qu'un des traducteurs officiels de l’Assemblée poursuit, depuis plusieurs années déjà, une œuvre de ce genre.

1. On se demande tout d’abord s'il se peut qu’une locution canadienne, non sanctionnée par l’Académie, soit bonne. Je tiens pour l’affirmative.

Supposons que j'amène un des quarante immortels dans la cabane d’une sucrerie, que je fasse de la #7e en son honneur, et que je lui demande comment il appelle cette opération. Le dictionnaire auquel il a collaboré ne lui donnera pas la réponse.

Et cependant, 1l faut un mot pour dire la chose ; mais la France, ignorant la chose, n'a pu nous fournir le mot : nous l'avons donc créé, c'était notre droit.

Il en. est de.même de plusieurs autres mots que notre climat et nos conditions

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