SUPPLÉMENT AD
GLOSSAIRE PRIBODRaBOIS.
(Les mots déjà signales préoëdemment sont âërignés par
des astërisqoes *).
ABOLIS, ▼. a., ne doit pas être confondu avec abroger : on aboHt des ooutnmes, on abroge une loi
ABOBilNABLE, adj., ne doit se dire que de ce qui est mautais en son genre. P. une longueur abominable ; D. nne longueur excemoe,
ABONDANCE, s. f. ^ Betteraye. P. des radnes d'abondance; D. des betteraves. Betteraves rouges, betteraves jaunes, salade de betteraves, sacre de betterave (Acad.).
ACCENTUÉ, adj. — On entend des personnes bien élevée»
dire que les environs de Fribourg sont ithè-accentuéê; D.
accidentés. On dit anssi les accidents (on ne dirait paa les accents) du terrain, poar exprimer certains mouvements dn
sol, certaines élévations ou certains abaissements, etc.
ACCUSER, V. a., ne doit pas 8*employer dans le sens d'annoncer en terme de jeu. P. j'accuse vingt d'atou ; D. j'annonce . . .
ACHOUPER (8'), V. pron. (p.f.). P. le cheval s'est achoupé; D. le cheval a butté. — F. je me suis achaupé; D. j'ai fait un faux pas. Achouper vient du patois achoupa ou assoupa^ dérivé du celtique assoup, achoppement.
ADMONESTER, v. a. (pr. vie] Ecr. et pr. admonéter.
4 ÂIS
AISANCE, B. f. ^ P. cette maison a beaaooap d'atsan cet ; D. . .de dëpendances.
AL, AUX. — P. des conseilft amtcaux ; D. . . amicala, et suivez les mêmes principes pour filial, finale glacial, nasalffioiv/ctf^paital^ théâtral, etCé ' ' ' '
♦ ALLER, V. n. — P. je vas; D. (avec TAcad.) jevais. — • P. je fus le voir, il fut le trouver ; D. j^allal le voir, il alla le trouver.
ALMANAOH, s. m. (voyez Calendrier).
ALORS, adv., est superflu et présente un germanisme dans ces phrases : Lorsqull arriva, alors on se mit à table; si vous ne le voulei pas, a/or^je le garde.
ANOBLIR, V. a., signifie donner des titres de noblesse ; ennoblir,, c'e^i rendre iilqstre : On méritiMt JMitrefoiii 4'être anobli, quand on s'était ennobli par de belles actions. P. mes ancêtres ont été ennoblis par Henri IV ; D« anoblis»
A N'UN COIN. — • Nous ne citons qu'nn des mille cas oh les Fribourgeois font cette singulière liaison ; écr. et pr. à un coin, La faute que nous signalons vient évidemment du patois : A n'en câro, etc.
APëDZEB, V. a< (du psitmB^pedse^ poix). Voyez ce mot.
* APPRENDRE , v. a. — P. c'est pour /^piprfendre à obéir ; D. c^est pour lui apprendre ... — L'Académie adm^t également : J'apprends la musique à cet enfant^ et y enseigne la musique à cet enfant.
♦APRÈS, prép. — P. il fut atteint du choléra et, après deux heures, il mourut (germ.) ; D. . . au bout de deux
heures. Mais on dira bien : ; . . et, après deux heures de souffrance , il mourut. — P. il s'est informé après vous, apréi votre santé' (germ'.) ; D. . . de vous, de votre santé.
APREUR, s. f. (p. f.) P. Vâpreur d'un fruit ; D. l'âpreté. ARA, adv. (du pat. arrai, encore, dç nouveau, de JrecbeQ.. P. que veux-tu ara ? (E.) D. quç veu^^-tu enpqriB ?,