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PLA

PLANET (plat-net), a, m. — N03 penaîonnairea ont fait pland signifie qnMls n'ont rien laissé dans le plat.

PLAQUER, v.n. (du pat. p/a&d, cesser). P. il ne plaque pas de pleuvoir ; D. il ne cesse pas de pleuvoir.

PLATRER, V. a. — P. il est toute la sainte journée plâtré contre le fourneau ; il est constamment plâtré sur ses livres ; D. il est tonte la journée appuyé ou (au fig.) colle an poêle ; il est constamment collé sur ses livres.

PLEUVIGNER, v. imp. (p. f.) Bruiner, pleuvoir par petites gouttes. On dit en patois piovigni. Pleuviner, ancien diminutif de pleuvoir, est encore en usage dans quelques départements de France.

PLEUVOIR, V. imp. — P. il n'y a qu'à pleuvoir et nous serons trempés ; D. s'il pleut. . .

POCHARD, adj. (p. f. — Fr. pop.) Ivre.

POCHARDER (SE), v. pron. (Fr. pop.) P. ils se sont pochardés; D. il se sont enivrés.

PODZU, PODJU, s. m. (T. pat.) Doigtîer. Voy. *Podzet.

POHIAouPOYA, s. f. (T. pat.). Montée rapide, éminence : M. Diesbach de la Poya. — Les Romontois dansaient autrefois sur le Pohiet,

POMPON, s. m. — P. d lui le pompon pour Tagilitë ; D. il n*a pas son pareil pour Tagilité,

* POUCE, s. m. -- On entend souvent dire: Elle a bien vingt ans. — Oui, vingt ans et le pouce ; ou aussi : oui, vingt ans et les mois de nourrice, locutions qui peuvent être aisément remplacées par d'autres plus françaises ... et peut-être plus polies.

POUF, s. m., n'est pas français dans le sens que nous lai attribuons. P. un gros pouf ; D. un homme corpulent, un gros homme. (Voyez '^Patapouf). — P. son fils fait partout àoB poufs; D. son fils fait partout des dettes.

* POUR, prép. — P. il faut que je fasse voir pour du bois ; je vais voir pour du beurre ; D. il faut que je fasse

POU 4t

acheter da bois ou que je voie à me procnrer da bois ; je vais acheter du benrre. — P. j'étais pour tomber qnand on m'a appris cela ; D. j'ai été saisi d'ëtonnement, ou je ne revenais point de mon étonnement. . . r~ P. Phiver est une saison dangereuse pour les malheurs ; D. Thiver est une saison où il arrive souvent des accidents.

POUTZER, V. a. (de Tallem. - putee», nettoyer, polir). Je dois poutzer moi-même mes bottes et mes habits ; potUzer des conteaax ; poutzer Targenterie, etc.

PROUMAYE, s. f. (T. pat.) Compote de prunes.

PUCETTE, s f . (p. f.) C'est un diminutif du patois pnça qui veut dire pondre, poussière. Pucette s'emploie à la campagne pour désigner tout médicament sons la forme de poudre.

PUIS, adv. — Ce mot signifie ensuite. Ne dîtes donc pas : Il va dîner, puis ensuite il se rendra chez vous (pléon. vie.) ; D. . . puis il se rendra chez vous, ou ensuite il se rendra chez vous.

*QUE, conj. — P. excusez ^iic j'arrive si tard (germ.)'; D. excusez-moi si j'arrive si tard. — Supprimez le que dans cette phrase : Il est arrivé nn malheur que votre domestique est tombé (F.). — P. c'est une affaire qui me semble qu'elle n'est pas bien claire ; D. . . qui ne me semble pas bien claire.

*QUE, pron. rel. — M. X. au nom quHl agit signifie dans le langage du barreau (que nous n'avons pas la prétention de corriger) : M. X. au nom auquel il agit. — P. ce n'est pas moi quefj irai (F.) ; D. ce n'est pas moi qui y irai.

QUETTB, s. f. (p. f. — E.). Crottin de mouton. — Voyez *Quetole.

RÂFONCER et AFONCER, v. a. (p. f.) Renfoncer est français dans le sens à'et^oncer de nouveau^ d'enfoncer plus avant, de remettre des fonds à des tonneaux. Nons employons ce mot, ainsi que rafoncer et afoncer pour dire : précipiter le marc da café au moyen d'eau bouillante ; remettre du liquide dans un vlkse pour remplacer celui qu'on en a ôtë.

RAJOUTURE, s. f. (p. f.) Allonge. P. il faudra une rajouture à ta robe ; D, il faudra une allonge à ta robe. — Voyez ^Rajouter

* RAMASSER, v. n. — Nous disons : mon panari commence à ramasser (p. f.), pour dire que le pus commence à s'y former.

RAPIR, V. n. (p. f.) Brûler. — Voyez *Rap%.

RAPPE, s. f. (en allemand Rappen). Ancienne monnaie suisse. Voyez Bâche.

RAPPROPRIER, y. a. (p. f .) Mettre dans un état de pro prêté. P. il faudra rapproprier cette chambre ; D. il faudra approprier cette chambre. — P. je vais me rapproprier un peu ; D. je vais faire un peu de toilette. — Rapproprier signifiait dans le vieux langage s'approprier,

RASER, V. n. (E.) Notre bateau a rasé devant Ëstavayer, signifie qu'après avoir sombré, il est resté au niveau de l'eau.

RATALER, v a. (du pat. ratalâ). D. râteler.

RATALON, s. m. (T. pat.) Reste de foin ou de blé rassemblé avec le râteau. Ce terme ne saurait être synonyme de râtelée, mot français qui signifie : ce que l'on peut ramasser en un seul coup de râteau.

RATATOUILLE, s. f., est français dans le sens de ragoût grossier. Nous l'employons improprement dans le sens de rebut : Il n'y avait plus que de la ratatouille ; et

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